Antoine Dupont, toujours au sommet
Au stade Vélodrome vendredi soir, Antoine Dupont a impressionné une nouvelle fois. Lors de la démonstration du Stade Toulousain face au Racing 92 (71-17), le demi de mêlée international a rappelé pourquoi il est considéré comme l’un des meilleurs joueurs du monde.
Un surnom révélateur
La veille de cette demi-finale, lors d’un entraînement, un détail a levé le voile sur le surnom que ses coéquipiers lui donnent depuis des années. Jeudi, à l’occasion d’un match de football interne, plusieurs joueurs portaient des maillots du Toulouse Football Club floqués avec leurs sobriquets. Antoine Dupont figurait parmi eux.
François Cros a confirmé l’anecdote : « ET » pour « extra-terrestre ».
« Cela arrive qu’on l’appelle comme ça, oui… »
Il explique l’origine de cette appellation :
« Nous, les avants, on fait des touches. Les 3/4, eux, font un foot. Les vieux contre les jeunes. Ils ont pris des maillots du TFC et ils se sont fait floquer leurs surnoms derrière. Et ET, c’est le surnom d’Antoine. »
Un surnom directement inspiré du célèbre personnage extraterrestre du film de Steven Spielberg.
Une prestation éclatante face aux critiques
Face au Racing 92, Dupont a justifié son surnom et les attentes placées en lui. Plus de cinquante minutes de domination sur le terrain, ponctuées d’un essai, d’une passe décisive au pied pour Dimitri Delibes, 86 mètres parcourus ballon en main et plusieurs actions d’une grande classe. Le capitaine du XV de France était omniprésent.
Cette performance intervient alors que certains observateurs avaient récemment émis des doutes sur son impact et sa forme, le jugeant moins dominant que d’habitude.
« Quand il est à ce niveau-là, il nous porte »
Dans le vestiaire toulousain, on n’a jamais douté de lui. Mathis Lebel a souligné sa valeur :
« Ça lui a fait du bien les 6 semaines (rires). Il a fait un gros match. Quand il est à ce niveau-là, il nous porte. Mais aussi rien que par l’aura qu’il dégage. »
L’ailier voit en Dupont un joueur unique :
« Il est différent, il a un truc en plus, on l’a encore vu aujourd’hui. Même quand il revient de blessure, il rassure tout le monde. Quand tu as un joueur comme lui, c’est plus facile. »
Le manager Ugo Mola a lui aussi répondu aux critiques avec humour, faisant référence à l’actualité extra-sportive de son joueur :
« Je pense qu’il en a encore dans le fût. Et comme quoi, le festival de Cannes ne l’a pas trop handicapé pour cette demi-finale. »
Enfin, Mathis Lebel a insisté sur la solidarité du groupe :
« On a fait bloc avec lui. J’espère qu’Antoine fera une grande finale, et après on tirera un trait sur tout ce qui a pu être dit sur lui. En tout cas, l’équipe n’a jamais douté de lui. »







