Une semaine après avoir dominé La Rochelle dans un match maîtrisé, le Stade Français espérait prolonger sa dynamique à Marseille. Mais la demi-finale face à Montpellier a rapidement tourné à l’avantage des Héraultais, qui se sont imposés 25 à 15, infligeant aux Parisiens un revers lourd de sens.
### Montpellier a dicté sa loi
Le Stade Français n’a jamais réussi à imposer son jeu. « Nous sommes un peu tombés dans leur style de jeu alors que nous voulions déplacer le ballon, jouer vite et imposer notre rythme », a reconnu Perry Freshwater après la rencontre. L’objectif de déstabiliser le pack montpelliérain en accélérant le tempo a laissé place à un bras de fer physique dominant pendant 80 minutes.
### Le secteur fort parisien a craqué
Autre surprise de cette demi-finale, la défaite parisienne en mêlée, jusqu’ici considérée comme un point fort du club. L’absence de Giorgi Melikidze s’est fait cruellement ressentir. Paul Alo-Emile a dû prolonger son temps de jeu, tandis que Moses Alo-Emile, habituellement à gauche, a été déplacé à droite. Devant, Baptiste Erdocio, Mohamed Haouas, Wilfrid Hounkpatin et Enzo Forletta ont clairement pris l’ascendant, et les cinq pénalités concédées en mêlée résument bien la domination montpelliéraine.
### Des stars offensives muselées
Privés de ballons, Noah Nene, Peniasi Dakuwaqa et Léo Barré n’ont jamais pu exprimer leur explosivité, moteur offensif du Stade Français. La stratégie défensive de Montpellier a parfaitement neutralisé ces joueurs capables de faire basculer un match à tout moment.
### Une élimination, mais une renaissance confirmée
Malgré cette défaite, le parcours du Stade Français est à saluer. Troisième de la saison régulière et demi-finaliste du Top 14, le club parisien a largement dépassé les attentes. « La saison est malgré tout réussie », a souligné Freshwater, rappelant les progrès significatifs accomplis.
### Paris déjà tourné vers l’avenir
Le club compte capitaliser sur cette montée en puissance. Si le départ de Baptiste Pesenti affaiblit quelque peu la mêlée, l’effectif reste globalement stable devant. En arrière, les recrues Ihaia West, expérimenté ouvreur, et Alivereti Duguivalu, renfort au centre, doivent permettre au Stade Français de franchir un nouveau palier.
L’élimination face à Montpellier est un coup dur, mais après avoir renoué avec les sommets du Top 14, le Stade Français semble prêt à y installer durablement sa nouvelle stature.







