La démonstration éclatante du Stade Toulousain face au Racing 92 (71-17) a mis en lumière une avalanche d’essais, la prestation exceptionnelle d’Antoine Dupont et l’efficacité offensive redoutable des Rouge et Noir. Mais une autre performance mérite elle aussi toute notre attention : celle de Romain Ntamack.
**Un sans-faute qui ne passe pas inaperçu**
Privé de Thomas Ramos, le Stade Toulousain devait trouver un nouveau buteur pour cette demi-finale. Le choix s’est naturellement porté sur Romain Ntamack, ouvreur international, qui n’a pas déçu. Face aux perches, le Toulousain a délivré une prestation quasi parfaite, réussissant neuf tentatives sur dix, affichant une précision impressionnante tout au long de la rencontre.
Cette performance confirme une nouvelle fois la qualité technique irréprochable du numéro 10 toulousain.
**Un casse-tête pour la finale ?**
Ce récital relance une véritable question à l’approche de la finale au Stade de France. Si Thomas Ramos récupère de sa blessure et réintègre le XV de départ, qui héritera du tee ? Sur le papier, le meilleur réalisateur de l’histoire du Stade Toulousain reste la référence absolue dans cet exercice. Mais il est désormais difficile d’ignorer ce que Romain Ntamack a réalisé vendredi soir à Marseille.
Le débat est désormais ouvert.
**Un message également envoyé aux Bleus**
Au-delà du Top 14, cette démonstration pourrait aussi peser dans la balance pour l’équipe de France. Fabien Galthié devrait bientôt intégrer plusieurs finalistes dans son groupe pour le Championnat des Nations.
Et si Romain Ntamack maintient ce niveau de précision au pied, il pourrait sérieusement postuler au rôle de buteur lors de la tournée estivale dans l’hémisphère Sud. Dans une équipe de France privée de plusieurs spécialistes du poste, cet argument pourrait avoir une grande importance.
Une chose est certaine : dans l’ombre du récital collectif toulousain, Romain Ntamack a marqué de précieux points. Et pas seulement au tableau d’affichage.







