
Quelques minutes après le quatrième Bouclier de Brennus consécutif du Stade Toulousain, Paul Graou savourait un exploit que les Rouge et Noir mettront sans doute du temps à mesurer.
Via Midi Olympique, le demi de mêlée a notamment tenu à saluer le travail colossal des avants, avec un hommage tout particulier à Jack Willis, encore décisif lors de cette finale remportée contre Montpellier (28-20).
Un combat de tous les instants
Paul Graou est revenu sur une finale particulièrement exigeante, disputée dans des conditions difficiles.
« Oui, c’était un match hyper engagé, avec des conditions particulières. Le ballon était très glissant, il y a eu cet orage aussi. C’était dur de mettre le jeu en place. Nous avons mis beaucoup de combat sur la première période et on a réussi à prendre le score. On paye un mauvais début de deuxième mi-temps, qui les remet un peu dans le match et leur permet d’y croire. La fin est plus poussive mais on a réussi à garder une petite marge. »
Un quadruplé qui entre dans l’histoire
Le demi de mêlée toulousain reconnaît que l’ampleur de l’exploit est encore difficile à réaliser.
« De se dire qu’on a réalisé le quadruplé, c’est incroyable. On n’en a pas parlé pendant la saison. On était concentrés sur nos matchs, avec les doublons, on se tirait la bourre entre nous… Ce qu’on voulait avant tout, c’était se récompenser de tous nos efforts mais faire la passe de quatre, évidemment que ça motive. »
Avant d’ajouter que ce sacre possède une saveur bien particulière.
« Là, on va savourer et on mesurera ça avec le temps. Le bonheur est différent chaque année. L’an passé, c’était un scénario de fou. Là, c’était une partie très dure, avec la température, des corps fatigués… Mais ça reste un sentiment très fort. »
Des avants décisifs… et un Jack Willis exceptionnel
Paul Graou n’a pas manqué de mettre en avant la prestation du paquet d’avants toulousain.
« Ils ont fait un super match. La mêlée a été très bonne. En touche, on leur a posé des problèmes alors qu’ils ont un gros alignement. Sur les duels aussi et les zones de rucks, on a piqué plein de ballons. Je ne vais pas tous les citer mais nous avons des joueurs extraordinaires dans le jeu au sol. Dans les grands matchs, on reconnaît les grands joueurs. C’est ça qui nous fait gagner encore un titre. »
Puis il a réservé des mots très forts à son capitaine Jack Willis.
« Jack, pour moi, est le meilleur joueur du championnat. Je ne suis pas le seul à le penser. Il est tout le temps là dans les gros matchs. Il nous sauve des ballons à des moments clés. Aujourd’hui, comme d’autres fois, il a été primordial. Il a été un capitaine extraordinaire cette année. C’est un grand leader qui tire le groupe vers le haut pendant toute la saison. »
Une réponse aux critiques de la fin de saison
Interrogé sur les performances moins convaincantes du Stade Toulousain avant les phases finales, Paul Graou assure que le groupe n’a jamais perdu confiance.
« C’est vrai qu’on ne faisait pas des matchs super aboutis sur la fin. En même temps, on avait de l’avance au classement. On voulait retrouver notre rugby, notre rythme. On ne rassurait pas le grand public mais, en interne, on ne doutait pas trop et on s’entraînait très, très dur. On a fait une très grosse demi-finale. Et, par moments, une très grosse finale aussi, tout du moins dans l’engagement. »







