
La saison de Romain Ntamack n’a pas seulement été marquée par les blessures. L’ouvreur du Stade Toulousain a révélé avoir traversé une période particulièrement compliquée, aussi bien sur le plan sportif que personnel, avant de réussir à retrouver son meilleur niveau au moment décisif.
Au cours d’un entretien accordé à Midi Olympique, l’international français s’est confié avec beaucoup de sincérité sur ces derniers mois.
« J’ai vécu une période dure »
Interrogé sur la frustration d’avoir manqué le Tournoi des Six Nations, Romain Ntamack a expliqué que ses difficultés avaient commencé bien avant sa blessure.
« Même avant le Tournoi et avant que je me blesse, j’ai aussi vécu une période dure pour tout un tas de raisons. »
Le Toulousain n’a toutefois pas souhaité développer davantage ce sujet.
« Je n’ai pas forcément envie de les évoquer maintenant, ce n’est pas du tout le moment. »
« J’étais isolé du groupe »
En revanche, l’ouvreur est revenu sur les semaines particulièrement difficiles qui ont suivi sa blessure.
« Mais pour revenir à la question, quand tu es blessé juste avant le Tournoi, quand tu en fais un objectif chaque année et que tu le rates, c’est évidemment une déception. »
Une période d’autant plus compliquée qu’il devait travailler seul pendant sa rééducation.
« Puis, tu te retrouves assez seul, parce que tu es dans ton coin. J’avais une blessure particulière, où je ne pouvais pas faire de contact. J’étais isolé du groupe, parce que je m’entraînais à l’écart, à faire du physique tout seul pendant deux mois. Oui, la période a été assez délicate. »
« Je me suis lancé un défi personnel »
Plutôt que de subir cette période, Romain Ntamack s’est fixé un objectif très clair : revenir au meilleur moment de la saison.
« J’ai essayé de travailler au maximum pour être opérationnel sur la fin de saison. C’était mon vrai objectif. »
Un pari qu’il estime aujourd’hui avoir réussi.
« Je m’étais fait un challenge personnel d’être à la hauteur pour ce moment-là. Et honnêtement, quand je vois les matchs que j’ai faits, l’enchaînement qui a été le mien sur la fin de saison, je suis assez fier. »
Auteur d’une phase finale de très haut niveau, le demi d’ouverture a largement contribué au quatrième Bouclier de Brennus consécutif du Stade Toulousain, transformant ainsi des mois particulièrement compliqués en une fin de saison presque parfaite.







