
Le quatrième Bouclier de Brennus consécutif du Stade Toulousain continue de faire parler. Après Vincent Moscato, c’est Éric Di Meco qui s’est exprimé sur la domination des Rouge et Noir dans le Super Moscato Show.
Pour l’ancien international de football, l’agacement suscité par Toulouse est finalement le lot de toutes les équipes qui dominent leur discipline depuis de longues années.
« Ça existe dans tous les sports »
Éric Di Meco estime que la réussite finit toujours par provoquer de la lassitude chez les adversaires et les supporters.
« Ça existe dans tous les sports. Celui qui domine au vélo et qui gagne toutes les compétitions, il exaspère, c’est pareil au football et au rugby c’est pareil, au tennis aussi. C’est l’histoire de la vie. »
Selon lui, le Stade Toulousain ne fait donc pas exception.
« Le melon toulousain pose un problème »
Pour Di Meco, l’assurance affichée par les Toulousains peut parfois irriter leurs concurrents.
Mais il considère que les champions savent parfaitement utiliser cette image à leur avantage.
« Après, le melon Toulousain pose un problème. Quand tu es fort, tu as une assurance qui peut énerver les autres. Ils en jouent et en plus, quand ils énervent les autres, ils s’en servent pour les rouster encore plus. Mais ce n’est pas interdit, au contraire. »
L’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille estime même que cette hostilité nourrit la motivation des joueurs.
« Les Toulousains et les autres sportifs s’en servent car tu as toujours besoin de bûche dans la cheminée pour faire avancer la cheminée. Dire qu’ils ne nous aiment pas et qu’ils veulent nous voir perdre, ça marche. »
Les affaires extra-sportives évoquées
Éric Di Meco reconnaît toutefois que les dossiers extra-sportifs, notamment ceux liés au salary cap, viennent alimenter les critiques.
Mais il rappelle également l’histoire du club haut-garonnais.
« Après, il se rajoute dessus des affaires extra sportives. Mais le Stade Toulousain est un club centenaire qui a toujours gagné et qui a toujours gagné normalement, sans affaire autour. Donc c’est un truc qui énerve. »
Avant de conclure sur la difficulté de rester au sommet durant une si longue période.
« Quelqu’un qui est là depuis longtemps et qui continue de gagner, à un moment donné ça agace. Et c’est dur de rester en haut. »







