
Alors qu’ils avaient obtenu un non-lieu confirmé en appel il y a plusieurs mois, Hugo Auradou et Oscar Jegou vont de nouveau devoir faire face à la justice argentine.
Ce mercredi, la Cour suprême provinciale de Mendoza examine le recours en cassation déposé par la partie civile.
Une audience décisive à Mendoza
Un nouveau rebondissement intervient dans l’affaire judiciaire impliquant Hugo Auradou et Oscar Jegou.
À partir de ce mercredi matin, la Cour suprême provinciale de Mendoza examine le recours présenté par les avocats de la plaignante. Les deux internationaux français, aujourd’hui âgés de 22 et 23 ans, devront assister à cette audience organisée en visioconférence comme l’explique L’équipe.
Les magistrats devraient rendre leur décision dans les cinq jours ouvrés suivant cette audience.
La plaignante veut faire annuler le non-lieu
Pour rappel, les deux joueurs avaient été accusés de « viol avec violence en réunion » après des faits qui se seraient déroulés dans la nuit du 6 au 7 juillet 2024, dans une chambre d’hôtel de Mendoza, à l’issue d’une soirée suivant un match du XV de France face à l’Argentine.
L’enquête s’était conclue par un non-lieu, confirmé en appel en février 2025, la justice estimant qu’il existait un « manque d’éléments qui permettent de soutenir une accusation sérieuse ».
La partie civile conteste toutefois cette décision.
Selon Me Natacha Romano, avocate de la plaignante, plusieurs éléments de preuve auraient été écartés au cours de l’instruction.
Elle espère désormais obtenir l’annulation du non-lieu.
« Nous espérons que la Cour révoque le non-lieu, qu’elle décide de rouvrir l’enquête pénale. Et, bien sûr, avec d’autres procureurs pour la mener, afin de prendre en compte des preuves qui nous ont arbitrairement été refusées et qui devraient conduire, selon nous, à un renvoi au procès. »
Une affaire loin d’être terminée
Si la Cour suprême provinciale fait droit à cette demande, Hugo Auradou et Oscar Jegou seraient de nouveau mis en examen et une nouvelle instruction serait ouverte avec une autre équipe de magistrats.
À l’inverse, si le recours est rejeté, la partie civile a déjà annoncé son intention de poursuivre la procédure devant la Cour suprême de la Nation argentine, puis, si nécessaire, devant la Cour interaméricaine des droits humains.
L’affaire judiciaire est donc encore loin d’avoir livré son épilogue, malgré le non-lieu confirmé en appel il y a plusieurs mois.






