
Si toutes les sélections engagées dans le Championnat des Nations vont devoir composer avec de longs déplacements cet été, aucune ne sera confrontée à une organisation aussi particulière que l’Angleterre.
Le XV de la Rose ne se contentera pas d’enchaîner trois matchs dans l’hémisphère Sud. À cause du calendrier et d’une particularité liée aux Fidji, les hommes de Steve Borthwick devront effectuer deux allers-retours entre l’Europe et l’hémisphère Sud en l’espace de trois semaines.
Un calendrier qui oblige l’Angleterre à faire demi-tour
Le premier rendez-vous de l’Angleterre est programmé en Afrique du Sud, où elle affrontera les Springboks à Johannesburg.
Mais, au lieu de poursuivre sa tournée dans l’hémisphère Sud, le XV de la Rose devra ensuite… revenir en Angleterre.
La raison est simple : les Fidji ne disputeront pas leurs rencontres à domicile dans cette première édition du Championnat des Nations.
Pourquoi les Fidji « reçoivent » en Europe
Le stade HFC Bank Stadium de Suva ne répond pas aux critères exigés pour accueillir une rencontre du Championnat des Nations. Sa capacité, limitée à 15 446 places, est inférieure au minimum requis de 25 000 spectateurs.
À cela s’ajoutent les coûts importants liés à un déplacement jusqu’aux Fidji ainsi que les retombées économiques jugées insuffisantes.
Les Fidji évolueront donc sur les terrains de leurs adversaires. Ils affronteront ainsi le pays de Galles à Cardiff, l’Écosse à Murrayfield et l’Angleterre au Hill Dickinson Stadium de Liverpool, enceinte habituellement utilisée par Everton.
Près de 40 000 kilomètres au compteur
Après son retour en Angleterre pour affronter les Fidji, le XV de la Rose devra repartir immédiatement vers l’Argentine pour son troisième match de la tournée.
Au total, les Anglais parcourront 39 906 kilomètres en seulement trois semaines comme l’indique Midi Olympique.
À première vue, cette distance est proche de celle prévue pour le XV de France, qui effectuera environ 38 020 kilomètres entre l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon puis son retour en Europe.
La différence réside toutefois dans la répartition des voyages.
Des voyages beaucoup plus éprouvants que ceux des Bleus
Une fois arrivés dans l’hémisphère Sud, les Français resteront dans cette zone géographique jusqu’à la fin de leur tournée, avec uniquement des déplacements relativement courts entre les différentes destinations.
L’Angleterre, en revanche, devra traverser deux fois la planète en quelques jours seulement.
Ces allers-retours successifs risquent d’alourdir considérablement la fatigue des joueurs, en raison des nombreux décalages horaires et des longues heures passées en avion.
Au-delà de l’aspect sportif, cette organisation interroge également sur son impact environnemental, avec une empreinte carbone particulièrement importante au moment où les questions climatiques occupent une place de plus en plus centrale dans le sport international.







