
Les Bleuets n’ont déjà plus le droit à l’erreur. Ce mardi après-midi (16 heures), les Français affrontent l’Australie lors de la troisième journée de la phase de poules de la Coupe du monde U20. Une rencontre qui ressemble déjà à un quart de finale : une victoire est indispensable pour terminer en tête de la poule D et décrocher un billet pour les demi-finales.
Face à eux se dressera une sélection australienne en pleine confiance, tout simplement la meilleure attaque du tournoi après deux démonstrations offensives.
Les Bleuets défient la meilleure attaque du Mondial
Avec 143 points inscrits et 23 essais marqués en seulement deux rencontres, les Junior Wallabies ont envoyé un message fort au reste de la compétition. L’Espagne (90-22), puis les Fidji (53-17), n’ont pas résisté au rythme imposé par les Australiens.
Le sélectionneur français, Cédric Laborde, sait parfaitement à quoi s’attendre.
Dans L’équipe, le technicien des Bleuets insiste sur les qualités offensives de son adversaire.
« C’est une équipe qui met beaucoup de vitesse, qui a les rucks les plus rapides. On a préparé ce match pour leur proposer un jeu différent de ce qu’ils ont l’habitude de vivre. Ça va être une opposition de style. On va essayer de leur ralentir les ballons, d’être en place sur l’espace pour bien défendre. »
Même constat du côté de Samuel Cherouk, chargé de la conquête tricolore.
Pour lui, tout l’enjeu sera de casser le rythme australien.
« Ils vont vite sur les skills et ils sont très organisés sur les structures. L’objectif, c’est d’arriver à les désorganiser en cassant leur structure pour limiter leur vitesse d’action. »
Le duel très attendu entre Adrien Drault et Treyvon Pritchard
Parmi les joueurs les plus redoutés figure Treyvon Pritchard.
Le centre australien de 19 ans, déjà aperçu à douze reprises cette saison avec les Reds en Super Rugby, s’impose comme l’une des révélations du tournoi. Ses courses tranchantes et sa capacité à créer des décalages seront particulièrement surveillées.
En face, Adrien Drault ne cache pas son impatience.
Le trois-quarts centre français sait qu’il devra répondre présent.
« Ils attaquent très bien les extérieurs. Il faudra circuler le plus rapidement possible, en ayant de bons cadrages et en leur mettant un maximum de pression pour récupérer des ballons et contre-attaquer. »
Puis il évoque son duel direct avec Pritchard.
« C’est un très bon joueur, l’un des meilleurs centres de la compétition. J’ai hâte de me mesurer à lui. »
Les Bleuets veulent jouer sans se laisser envahir par l’enjeu
L’importance du rendez-vous est immense, mais le staff français refuse de voir ses joueurs jouer avec la peur.
Après une opposition à haute intensité organisée face à l’Italie pour préparer cette rencontre, les Bleuets veulent surtout rester fidèles à leur projet de jeu.
Samuel Cherouk refuse d’alourdir inutilement la pression.
« Il ne faut pas se mettre plus de pression que ça. Si on est ultra tendu, on n’y arrivera pas. Notre équipe aime bien jouer avec un peu de pression, sans non plus se mettre la tête dans les murs pour se motiver. »
Même philosophie chez Cédric Laborde, qui souhaite avant tout voir son équipe rester concentrée sur sa prestation.
Le sélectionneur veut que ses joueurs pensent uniquement à leur rugby.
« Là, on se concentre vraiment sur la performance, sur le projet, le cadre offensif et défensif qu’on a construit. On va essayer de faire la meilleure performance possible sans avoir peur de perdre ni de gagner et se concentrer sur comment gagner ce match. »
Le capitaine Lucas Andjisseramatchi, lui, affiche une confiance totale avant ce rendez-vous décisif.
Le leader des Bleuets se dit prêt pour ce véritable quart de finale avant l’heure.
« On s’attend à une grosse intensité. On est prêt. »







