
Pendant longtemps, un centre d’entraînement servait essentiellement à préparer les matchs. À Pau, l’idée est toute autre. Le futur centre de performance de la Section Paloise n’a pas seulement été imaginé pour fabriquer des joueurs plus forts physiquement, mais aussi pour transformer la manière dont le club fait grandir ses jeunes talents.
À quelques mois de son ouverture, les contours du projet commencent à se préciser. Et la philosophie est claire : supprimer progressivement les frontières entre le centre de formation et l’équipe professionnelle.
Les Espoirs vivront presque comme les pros
Dans beaucoup de clubs, les jeunes croisent les professionnels sans réellement partager leur quotidien.
À Pau, cette logique va disparaître.
Le directeur général Pierre Lahore explique le cœur du projet via Midi Olympique :
« Les meilleurs jeunes seront au quotidien avec les pros. Ils partageront les mêmes espaces. »
L’objectif est simple : faire en sorte que les jeunes observent chaque jour les habitudes des cadres de l’effectif, leurs routines, leur préparation ou encore leur récupération.
Le bureau de Sébastien Piqueronies ne sera d’ailleurs pas installé au hasard. Le manager sera placé entre les professionnels et le centre de formation afin de favoriser les échanges permanents.
La performance ne se construit plus seulement sur le terrain
Le projet repose également sur une autre conviction : les moments passés en dehors des entraînements sont devenus essentiels.
Voilà pourquoi une grande partie du bâtiment sera consacrée aux espaces de vie.
Pierre Lahore détaille cette philosophie.
« C’était essentiel d’avoir un vrai lieu où les joueurs puissent passer du temps ensemble, entre deux entraînements, et créer du lien. »
Le futur centre accueillera notamment un vaste espace de convivialité, une laverie commune ainsi que des vestiaires réunissant professionnels, Espoirs et jeunes du centre de formation.
Autrement dit, la cohésion ne sera plus seulement travaillée sur le terrain.
Un outil pensé pour les vingt prochaines années
Si ce projet représente un investissement de 11 millions d’euros, Bernard Pontneau rappelle qu’il ne s’agit pas uniquement d’un chantier immobilier.
Le président de la Section Paloise y voit surtout un outil destiné à accompagner durablement la progression du club.
Le dirigeant se montre impressionné par l’avancement des travaux.
« Tout le monde a vu cet espace de manière virtuelle. Mais en réalité, cette élévation est assez phénoménale. »
Le futur centre comprendra notamment une halle couverte de plus de 5 000 m², annoncée comme la plus grande du rugby français, permettant de s’entraîner quelles que soient les conditions météorologiques.
La Section Paloise veut aussi s’ouvrir à son territoire
Le projet ne concernera pas uniquement les joueurs.
Le futur restaurant sera ouvert chaque midi aux salariés, partenaires, supporters et habitants du quartier, tandis que le terrain principal d’entraînement restera accessible au public.
Une manière pour la Section Paloise d’ancrer encore davantage le club dans la vie locale tout en se dotant d’un outil capable d’accompagner ses ambitions sportives pour les années à venir.






