
Le XV de France s’apprête à présenter une charnière inédite face à l’Australie avec Maxime Lucu à la mêlée et Romain Ntamack à l’ouverture. Si les deux internationaux se connaissent bien, leur préparation commune a été très courte, une situation que le demi de mêlée bordelais ne cache pas.
À la veille du rendez-vous de Brisbane, Lucu reconnaît que deux entraînements seulement ne constituent pas une préparation idéale. Pour autant, il se montre confiant grâce à l’expérience de son partenaire.
Il s’est confié pour L’équipe :
« Ce n’est jamais l’idéal avec deux entraînements, on aimerait bosser un peu plus mais on n’a pas le temps de gamberger. Les tournées sont faites ainsi, on a besoin de vite retrouver des automatismes mais avec Romain, on se connaît, on a déjà joué ensemble, on a des automatismes et ça s’est vite retrouvé aux entraînements. Il faut qu’on joue le plus juste possible pour bien lancer nos arrières et trouver de l’avancée face à une grosse défense. Romain est un grand champion, il connaît le système depuis un long moment donc les entraînements ont été bons. »
Le capitaine des Bleus estime que la réussite de cette nouvelle association passera avant tout par la justesse technique et la capacité à mettre les trois-quarts dans de bonnes conditions.
Les Bleus veulent enfin concrétiser leurs temps forts
Au-delà de cette nouvelle charnière, Maxime Lucu attend surtout une réaction offensive du XV de France.
Face aux All Blacks, les Français avaient multiplié les occasions sans toujours parvenir à les convertir en points, contrairement aux Néo-Zélandais.
Pour le demi de mêlée, c’est l’un des principaux axes de travail de la semaine.
« Oui, ça fait partie des petits détails qu’on a évoqués. On doit être plus efficaces dans les zones de marque. La semaine dernière, on a eu deux ou trois situations, qui, si elles étaient allées au fond, auraient peut-être changé le match. Alors que les Blacks ont été super efficaces une fois dans nos dix mètres. C’est là que les grands matches se jouent. On a revu tout ça, les situations ne sont pas mauvaises mais il faut juste bien finir. »
Pour espérer faire tomber les Wallabies à Brisbane, les Bleus savent qu’ils devront afficher le même contenu qu’en Nouvelle-Zélande… mais avec beaucoup plus de réalisme dans les moments décisifs.







