
En dévoilant les raisons de la titularisation de Romain Ntamack à l’ouverture face à l’Australie, Fabien Galthié a livré une explication qui n’est pas passée inaperçue.
Le sélectionneur du XV de France a révélé avoir promis à ses deux ouvreurs un match chacun durant cette tournée. Une déclaration qui ouvre un véritable débat : un sélectionneur doit-il réellement promettre une place à un joueur plusieurs jours, voire plusieurs semaines à l’avance ?
Après la très bonne prestation de Matthieu Jalibert face à la Nouvelle-Zélande, beaucoup s’attendaient à voir le Bordelais conserver les clés du jeu. Finalement, il débutera bien la rencontre de Brisbane, mais au poste d’arrière, laissant le numéro 10 à Romain Ntamack.
Une promesse qui interpelle
Interrogé sur ce choix, Fabien Galthié a surpris par sa franchise.
Le sélectionneur des Bleus a expliqué qu’il avait pris cette décision bien avant le début de la tournée.
« J’avais promis à Matthieu le premier test-match, et j’avais promis à Romain le deuxième. J’avais fait des promesses, et les promesses, on les tient. »
Une justification qui peut interroger. En équipe nationale, où la concurrence est permanente et où chaque rassemblement est censé remettre les compteurs à zéro, faut-il réellement verrouiller une titularisation à l’avance ?
La forme du moment ne devrait-elle pas primer ?
L’équipe de France s’est construite depuis plusieurs années sur un principe de concurrence permanente. Fabien Galthié lui-même rappelle régulièrement que personne n’est intouchable et que seuls les joueurs les plus performants du moment doivent jouer.
Dans ce contexte, cette promesse faite à Romain Ntamack peut surprendre. D’autant que Matthieu Jalibert venait de réaliser une prestation convaincante contre les All Blacks, malgré la défaite des Bleus.
Bien sûr, le staff a trouvé une solution en alignant les deux hommes ensemble, avec Jalibert repositionné à l’arrière.
Une configuration déjà utilisée avec Thomas Ramos, que Galthié défend pleinement.
« En fait, nous, on joue avec deux 10 autant que deux 15, ça marche bien avec Thomas Ramos et un autre numéro 10. Donc il n’y a pas de raison que ça ne marche pas bien avec Matthieu et Romain. (…) L’association Matthieu-Romain, c’est romanesque. »
Reste que la question demeure entière : un sélectionneur doit-il tenir une promesse faite plusieurs semaines auparavant, ou adapter ses choix à la forme réelle des joueurs au moment d’établir son équipe ?
Un débat qui ne manquera pas d’animer les supporters du XV de France, quelle que soit l’issue de cette rencontre face aux Wallabies.








Encore du n’importe quoi de Galthié. A vouloir à tous prix faire jouer Ntamack il est indiscutable qu’il devait être positionné soit au centre soit à l’arrière. Actuellement la place de n° 10 ne peut être occupée que par Mathieu Jalibert.
Ce n’est pas professionnel de promettre une titularisation pour faire plaisir.