
S’il a déjà expliqué pourquoi il avait choisi de rejoindre Perpignan, Braydon Ennor en a également profité pour se dévoiler davantage. Le centre néo-zélandais a évoqué son parcours, sa façon de jouer, les valeurs qui l’animent ainsi que son adaptation à sa nouvelle vie en Catalogne.
L’ancien All Black arrive à l’USAP avec une solide expérience du très haut niveau, mais aussi avec la volonté de repartir sur un nouveau cycle après plusieurs saisons marquées par les blessures.
Une carrière marquée par la résilience
À Perpignan, le club met régulièrement en avant des valeurs comme le courage, la résilience ou encore l’esprit de combat. Des principes dans lesquels Braydon Ennor se reconnaît pleinement.
Le trois-quarts explique pourquoi ces valeurs lui parlent autant.
« Je suis né à Auckland, mais j’ai déménagé à Christchurch juste après mes études. J’y ai passé plus de dix ans. Et cette ville a traversé bien des épreuves. Les tremblements de terre, les incendies de forêt, la perte du stade, la construction d’un nouveau l’an dernier… Ce sont ces valeurs qui ont toujours guidé notre engagement, et personnellement, j’ai traversé de nombreuses blessures et autres épreuves. Alors, ça a clairement été un élément important de ma carrière, de tout faire pour revenir sur le terrain. Et oui, cette envie de jouer, cette force intérieure… C’est génial. »
Un joueur qui mise d’abord sur le travail
Passé par les Crusaders, Braydon Ennor refuse de se présenter comme un joueur spectaculaire. Il préfère mettre en avant son investissement quotidien et son implication dans les tâches moins visibles.
Le Néo-Zélandais décrit les qualités qu’il souhaite apporter à l’USAP.
« J’ai débuté ma carrière professionnelle sur l’aile, donc il faut un peu de vitesse, ce genre de choses. Je ne dirais pas que je suis le joueur le plus spectaculaire, ni celui qui a le plus de « steps ». Mais je travaille dur et je cherche toujours à me créer des occasions balle en main. La défense est aussi un aspect très important de mon jeu. J’aime verrouiller les extérieurs. »
Une famille passionnée de rugby
Le rugby occupe une place centrale dans la vie de Braydon Ennor depuis son enfance.
Comme la plupart des jeunes Néo-Zélandais, il a découvert ce sport dès l’âge de cinq ans. Mais c’est surtout son environnement familial qui lui a donné envie d’aller plus loin.
Le centre raconte l’influence de son père sur sa carrière.
« En Nouvelle-Zélande, on commence à jouer au rugby dès l’âge de cinq ans, avec tous les copains… J’ai joué au rugby pendant toute ma scolarité. Chaque école a de très nombreuses équipes. Mais mon père est une des principales raisons pour lesquelles je joue au rugby. Ma famille, ce sont vraiment des mordus de rugby. Ils l’aiment encore plus que moi, et surtout le regarder ! Mon père enregistre tous mes matches. »
Conrad Smith et Ryan Crotty, ses deux modèles
Au moment d’évoquer les joueurs qui l’ont inspiré, Braydon Ennor cite deux références du rugby néo-zélandais.
Il explique pour L’Indépendant l’importance qu’ont eue Conrad Smith puis Ryan Crotty dans son parcours.
« Quand j’étais petit, je vivais à Auckland, mais la famille de mon père est originaire de Hawke’s Bay, la région des Hurricanes. Conrad Smith était un grand joueur que j’ai suivi pendant mon enfance. Puis, quand je suis arrivé à Christchurch, j’avais 18 ans, je venais de terminer mes études et je m’entraînais de temps en temps à la Crusaders Environment Academy. Ryan Crotty a été une figure importante pour moi, il m’a accompagné tout au long de ma carrière, à différents titres. J’étais le petit nouveau de l’équipe et lui, le leader qui m’a tout appris. On a beaucoup joué ensemble vers la fin de sa carrière, et il m’a aussi entraîné à Canterbury et chez les Crusaders. J’ai donc continué à développer mon jeu, et il a été un moteur important pour moi. »
Déjà tourné vers son intégration
Braydon Ennor ne veut pas seulement découvrir un nouveau championnat. Il souhaite aussi s’intégrer pleinement à son nouvel environnement.
Le trois-quarts assure qu’il a déjà commencé à apprendre le français avec sa compagne.
« C’est encore en cours. J’ai assimilé les bases : « merci », « s’il vous plaît », « une baguette »… De quoi me débrouiller pour commander un café et une baguette ! Mais il y a encore beaucoup à apprendre. Et ma compagne et moi avons hâte de nous y mettre. M’ouvrir un peu plus au monde et apprendre une autre langue est vraiment passionnant. Nous avons des cours en ligne, et nous commencerons les cours en équipe d’ici un mois environ. »
Entre son état d’esprit, son goût du travail et son envie de s’intégrer rapidement, Braydon Ennor entend désormais écrire un nouveau chapitre de sa carrière sous les couleurs de l’USAP.







