
À seulement 21 ans, Henry Pollock est déjà considéré comme l’une des futures grandes stars du rugby mondial. Révélation de Northampton, international anglais et phénomène médiatique, le troisième ligne est désormais au cœur d’un dossier contractuel qui pourrait faire date.
Son agent, le célèbre promoteur de boxe Eddie Hearn, estime que les Saints doivent totalement revoir leur offre de prolongation, au point d’affirmer que son joueur mérite aujourd’hui un salaire à sept chiffres. Une prise de position qui met une énorme pression sur le club anglais.
Le contrat de Pollock arrive à son terme à l’issue de la saison 2026-2027 et les discussions sont désormais ouvertes.
« Il ne peut pas rester à ce salaire »
Pour Eddie Hearn, il est inconcevable que Henry Pollock continue d’évoluer à Northampton avec son salaire actuel.
Le jeune international percevrait environ 150 000 livres sterling par an de son club, auxquelles s’ajoutent environ 150 000 livres versées par la Rugby Football Union grâce à son statut de membre de l’Elite Player Squad.
Des montants très éloignés, selon lui, de la véritable valeur du joueur.
Eddie Hearn tranche :
« Northampton doit reconnaître ce qu’il possède. (…) Il ne peut pas rester dans ce club avec le salaire qu’il touche actuellement. »
Le patron de Matchroom va même beaucoup plus loin.
« C’est clairement un joueur à sept chiffres. »
Autrement dit, Hearn estime que Pollock mérite désormais plus d’un million de livres par saison, soit près de dix fois son salaire actuel au sein des Saints.
« Il pourrait gagner dix fois plus ailleurs »
Selon Eddie Hearn, plusieurs clubs ont déjà manifesté leur intérêt pour recruter le troisième ligne anglais.
Le dirigeant assure même avoir expliqué très clairement la situation à son joueur.
Il raconte :
« La première chose que j’ai demandée à Henry, c’est : ‘Est-ce que tu veux rester à Northampton ?’ Il m’a répondu : ‘Oui.’ (…) Je lui ai dit qu’il pouvait gagner dix fois plus d’argent ailleurs. »
En suivant ce raisonnement, Pollock pourrait prétendre à un contrat avoisinant 1,5 million de livres par saison s’il décidait de quitter Northampton.
Malgré ces perspectives financières impressionnantes, le joueur aurait immédiatement affiché sa préférence.
« Il m’a répondu qu’il ne voulait vraiment pas partir s’il pouvait l’éviter. »
Très attaché à son club, où il vit à seulement quelques minutes du centre d’entraînement, Pollock souhaite continuer à gagner des titres avec les Saints.
Une première offre déjà refusée
Les négociations sont déjà bien engagées.
Northampton a transmis une première proposition de prolongation.
Mais pour Eddie Hearn, cette offre reste largement insuffisante.
Il explique :
« Northampton a fait une première offre, mais je ne considère pas qu’elle représente correctement sa valeur commerciale. »
Le promoteur britannique précise toutefois qu’il ne cherche pas à entrer dans un rapport de force avec les dirigeants.
L’objectif reste de trouver un accord permettant au joueur de poursuivre sa carrière dans son club de cœur.
Sa valeur commerciale explose déjà
Pour justifier ses exigences, Eddie Hearn s’appuie également sur un autre argument : la formidable progression de la valeur marketing de son joueur.
Depuis la signature de Pollock avec Matchroom en mars dernier, ses revenus commerciaux auraient littéralement explosé.
Selon Hearn, les contrats de sponsoring déjà signés représentent désormais cinq fois le montant de son salaire annuel à Northampton.
Et ce n’est qu’un début.
Le patron de Matchroom annonce que plusieurs nouveaux partenariats, dont certains avec de grandes marques nationales, seront dévoilés dans les prochaines semaines.
Pour lui, Pollock est aujourd’hui bien plus qu’un simple joueur de rugby.
Il remplit les tribunes, vend des maillots, attire les diffuseurs et contribue directement au développement économique de Northampton.
Une comparaison qui en dit long
Pour illustrer le retard économique du rugby par rapport à d’autres sports, Eddie Hearn n’hésite pas à comparer la situation de Pollock avec celle de ses boxeurs.
Il explique :
« Ce que Henry gagne en une année, je le verse à un boxeur que vous n’avez jamais entendu nommer pour un seul combat de dix rounds qu’il ne peut pas perdre. »
Avant d’ajouter :
« Je lui ai dit : ‘Tu es la plus grande star de ce sport et je n’arrive pas à croire à quel point tu es peu payé.’ »
Pollock privilégie toujours le projet sportif
Malgré tout, Eddie Hearn insiste sur un point essentiel.
L’argent n’est pas la priorité absolue de son joueur.
Henry Pollock souhaite avant tout continuer à écrire son histoire avec Northampton, remporter de nouveaux titres et poursuivre sa progression avec le XV de la Rose.
Cette volonté de rester donne une marge de manœuvre aux dirigeants des Saints.
Mais une chose paraît désormais certaine : si Northampton veut conserver celui qui est présenté comme l’une des futures icônes du rugby mondial, il devra lui proposer un contrat en adéquation avec son nouveau statut, sous peine de voir d’autres prétendants tenter leur chance dans les prochains mois.







