
Le dossier Henry Pollock promet d’agiter le marché des transferts dans les prochains mois. Sous contrat avec Northampton jusqu’en 2027, le troisième ligne anglais est devenu l’un des joueurs les plus convoités de la planète. Et son futur salaire pourrait atteindre des sommets encore jamais vus dans le rugby.
Après avoir expliqué que son joueur était désormais une véritable locomotive économique, son agent Eddie Hearn a cette fois évoqué les montants qui pourraient accompagner son prochain contrat.
Un salaire multiplié par dix ?
Aujourd’hui, Henry Pollock percevrait environ 175 000 euros par an avec Northampton.
Un montant qui ne correspond plus, selon Eddie Hearn, au statut pris par le jeune international anglais.
Il affirme :
« Henry Pollock remplit le stade, vend des abonnements, vend des maillots et attire les téléspectateurs. On peut attribuer une valeur économique à sa présence dans l’équipe. »
L’agent va même beaucoup plus loin en estimant que son joueur pourrait gagner dix fois plus s’il décidait de quitter les Saints.
Un contrat à 1,75 million d’euros ?
Si cette projection venait à se concrétiser, Henry Pollock pourrait signer un contrat avoisinant 1,75 million d’euros par saison.
Une rémunération qui ferait de lui le joueur de rugby le mieux payé de la planète, devant toutes les grandes stars actuelles.
De quoi placer Northampton sous une énorme pression au moment d’entamer les discussions pour une prolongation.
Northampton face à un casse-tête
Le problème est autant sportif que financier.
Les dirigeants des Saints souhaitent conserver leur jeune phénomène, mais un tel salaire paraît difficilement compatible avec les règles de la Premiership.
Le seul moyen d’y parvenir serait probablement de lui attribuer le statut de marquee player, dont la rémunération est exclue du plafond salarial.
Mais ce statut est aujourd’hui occupé par l’ouvreur international anglais Finn Smith.
Northampton devra donc faire un choix particulièrement délicat.
Le Top 14 peut-il entrer dans la course ?
Si les négociations venaient à échouer, plusieurs clubs pourraient tenter leur chance.
En Angleterre, Bath, Bristol ou encore le projet porté autour de Newcastle sont régulièrement évoqués.
Le Top 14 possède également les ressources pour attirer les plus grandes stars mondiales.
En revanche, atteindre un salaire proche de 1,75 million d’euros par an paraît aujourd’hui extrêmement compliqué pour un club français, compte tenu des contraintes imposées par le Salary Cap.
À cela s’ajoute un autre élément majeur : un départ à l’étranger priverait Henry Pollock d’une sélection avec le XV de la Rose, la Fédération anglaise n’autorisant plus les joueurs expatriés à représenter l’Angleterre.
À un peu plus d’un an de la Coupe du monde 2027, ce paramètre pourrait peser très lourd dans la décision finale de la nouvelle star du rugby anglais.







