
Deux ans après sa première expérience parmi l’élite, le Rugby Club Vannes retrouve le Top 14 avec un visage bien différent. Budget en hausse, effectif renforcé, infrastructures modernisées et soutien populaire toujours aussi impressionnant : les Bretons semblent mieux armés. Reste désormais à transformer cette progression en maintien durable.
Le 6 juin dernier, les remparts de Vannes ont offert une image symbolique de cette ascension : les Espoirs présentaient leur Bouclier Élite 2, quelques instants avant que les professionnels ne soulèvent celui de Pro D2.
Un club qui continue de grandir
En l’espace de cinq ans, le RC Vannes a franchi plusieurs paliers.
Son budget est passé de 13 à 28 millions d’euros, tandis que sa masse salariale a fortement augmenté pour accompagner les nouvelles ambitions du club.
À cela s’ajoutent des partenaires toujours plus nombreux, l’agrandissement programmé du stade de la Rabine, un nouvel espace réceptif en cours de livraison et un staff renforcé, notamment dans les secteurs de la performance.
Sportivement aussi, la saison dernière restera historique avec un titre de champion de Pro D2, une invincibilité à domicile, la meilleure attaque du championnat et plusieurs records offensifs.
Des erreurs identifiées
Pour autant, personne n’oublie que les deux dernières équipes promues avant Vannes, Oyonnax puis Montauban, ont rapidement retrouvé la Pro D2.
À Vannes, le discours reste mesuré.
Le club a renouvelé une partie importante de son effectif avec les arrivées de Pierre Popelin, Raymond Nu’u, Matias Alemanno, Simione Kuruvoli, Giorgi Iashagashvili, Hassane Kolingar Boniface, Bruce Sanerivi ou encore Quentin Beria, afin de combler les lacunes identifiées lors du premier passage dans l’élite.
Jean-Noël Spitzer se montre prudent
S’il estime son groupe plus complet qu’il y a deux ans, Jean-Noël Spitzer refuse toute forme d’excès de confiance.
Le manager vannetais insiste sur l’écart qui sépare encore le Top 14 de la Pro D2.
« C’est notre groupe le plus important, on verra à l’usage. La difficulté, c’est que le niveau du Top 14 est largement un cran au-dessus. J’ai la conviction qu’on a un groupe qui est plus homogène qu’il y a deux ans, plus dense. Je pense qu’on subira moins, peut-être, l’enchaînement des matchs ou les fins de matchs. Le Top 14 est le meilleur championnat au monde, qui concentre les meilleurs joueurs du monde. C’est difficile de nous positionner par rapport à ça. Nous, on veut se positionner par rapport à ce qu’on a déjà fait. »
Le staff estime notamment avoir corrigé deux faiblesses majeures : la vitesse derrière et la profondeur de banc chez les avants.
Un engouement qui ne faiblit pas
Au-delà du terrain, le RC Vannes continue de bénéficier d’un soutien exceptionnel.
Les entraînements délocalisés ont réuni plusieurs centaines de supporters, tandis que le match de préparation face à Pau, au stade du Roudourou, se jouera à guichets fermés devant près de 19 000 spectateurs.
Une semaine plus tard, la réception du Connacht à la Rabine affichera également complet, prolongeant une impressionnante série de 45 guichets fermés consécutifs.
Autant de signaux qui confirment que le RC Vannes poursuit sa croissance. Il reste désormais à démontrer que cette progression structurelle permettra au club breton de s’installer durablement parmi les meilleures équipes françaises.







