
Après une saison qui lui a permis de s’installer à Pau et de découvrir le XV de France, Fabien Brau-Boirie ne compte pas s’arrêter là. Le jeune centre palois veut désormais confirmer, aussi bien individuellement que collectivement. Et s’il considère toujours Toulouse comme le favori du Top 14, il estime que la Section doit désormais apprendre à gagner les grands matches pour espérer décrocher un titre.
Après avoir participé au Championnat des nations avec les Bleus cet été, Brau-Boirie bénéficiera d’un peu de repos et ne disputera pas l’ouverture du Top 14 à Montpellier. Son retour est attendu une semaine plus tard contre Bayonne.
« Quand tu es appelé avec le quinze de France, c’est magnifique »
Son été international lui a permis de poursuivre un apprentissage commencé quelques mois auparavant lors du Tournoi des Six Nations.
Brau-Boirie ne cache pas son bonheur d’avoir retrouvé les Bleus et d’avoir pu accumuler de l’expérience à ce niveau. Il s’est confié pour L’équipe :
« Quand tu es appelé avec le quinze de France, c’est magnifique. Ça l’est encore plus quand tu joues. Tu découvres plein de mecs et un autre environnement. Tu ne prends que du plaisir. Tu ne penses qu’au positif. Tu es entouré uniquement de bons mecs dont certains ont l’expérience de cet environnement-là. J’ai beaucoup appris. »
Affronter la Nouvelle-Zélande lui a notamment permis de découvrir une pression différente et la nécessité de répondre présent lors des grands rendez-vous.
Le Palois estime avoir beaucoup appris dans la gestion de ces rencontres :
« La gestion des matches importants. J’avais joué deux rencontres du Tournoi des Six Nations (contre le pays de Galles et l’Italie cet hiver). Là, on a rencontré des joueurs d’un hémisphère différent, notamment la Nouvelle-Zélande, pratiquement la meilleure équipe du monde. On n’avait pas trop le droit de se louper dans une nouvelle compétition. C’est bien de savoir gérer cette pression sur les gros matches et savoir vivre avec des joueurs que tu ne connais pas forcément. Ça s’est super bien passé. »
Cette expérience internationale est venue récompenser une saison durant laquelle le centre a considérablement augmenté son temps de jeu.
Il retient autant sa progression personnelle que le parcours réalisé avec Pau :
« Oui, c’est la première année que je joue autant. J’ai progressé. J’étais super content de ce qu’on a fait avec Pau. Je travaille toute l’année forcément pour moi mais aussi un maximum pour faire avancer l’équipe, pour qu’on soit le plus haut possible, que les supporters soient contents, que la direction soit contente aussi. Et bien sûr que nous, sur le terrain, forcément, on prenne du plaisir. »
Une « alchimie » à Pau et l’envie d’aller chercher un titre
Brau-Boirie croit surtout à la dynamique collective de la Section. Pau a renforcé son effectif avec plusieurs arrivées ciblées, notamment celles de Baptiste Pesenti, Bastien Vergnes-Taillefer, Rodrigo Marta, Gonzalo Garcia, Santiago Grondona, Joachim Senga-Kouo et Rémi Couty.
Le centre palois estime que cette profondeur supplémentaire pourrait être précieuse, notamment pendant les périodes internationales :
« Je me suis régalé. On a une super équipe et on s’entend hyper bien. Il y a vraiment une alchimie qui fait que, j’espère, on va reproduire les mêmes saisons dans les années à venir. Mais je n’en doute pas. Surtout que le recrutement a été très ciblé et intelligent à des postes clés. Ça permet d’avoir une largeur d’effectif un peu plus conséquente qui sera précieuse notamment lors des échéances internationales. »
Reste désormais à se rapprocher des références du championnat. Et pour Brau-Boirie, Toulouse demeure naturellement l’équipe à battre.
Le jeune international reste impressionné par la capacité des Toulousains à répondre présent lorsque la pression augmente :
« Comme chaque année, j’ai envie de dire que les Toulousains sont favoris parce qu’ils ont vraiment une émulation et cette mentalité de la gagne. Contrairement à nous, les matches importants, ils les gagnent. Ça fait je ne sais pas combien d’années qu’ils arrivent à être en finale et à gagner. Ils ont vraiment cet appétit de victoires. On voit que quelques joueurs commencent à partir et je ne sais pas comment ça va se passer pour eux. Mais cette année encore, ils vont avoir une très grosse équipe. Ils ont fait un bon recrutement avec (le centre italien Tommaso) Menoncello surtout. »
Pour autant, le Palois ne veut pas se contenter de regarder Toulouse dominer. Après la progression enregistrée par la Section, il estime que son équipe doit désormais franchir une nouvelle étape.
Et l’objectif à terme est clairement de transformer cette progression en trophée :
« Forcément, ils vont figurer parmi les favoris. Ils ont un bon entraîneur et un groupe qui vit très bien. C’est une équipe très dure à jouer, très bien en place. Mais au bout d’un moment, si on veut espérer quelque chose, il faut aussi qu’on passe un cap tous ensemble. J’espère qu’au bout d’un moment, on va réussir à aller chercher un titre, même si ça ne va pas être facile. On sait que tous les matches seront serrés. C’est ce qui fait la beauté du Top 14 avec encore plus d’équipes qui ont des effectifs de plus en plus vraiment importants. »







