
Depuis trois saisons, le scénario est toujours le même : le promu redescend immédiatement en Pro D2. Oyonnax, Vannes puis Montauban n’ont pas réussi à s’installer dans l’élite. Mais cette fois, difficile de faire du RC Vannes le grand favori à la 14e place. Le club breton revient avec de l’expérience et un effectif renforcé, alors que Perpignan, Bayonne ou encore Lyon pourraient eux aussi être entraînés dans la bataille pour le maintien.
La différence avec la saison dernière est importante. Montauban avait rapidement décroché et terminé avec seulement sept points et une victoire. Cette saison, aucune équipe ne semble condamnée avant même le début du championnat.
Vannes sait désormais ce qui l’attend
Le RCV possède d’abord un avantage considérable par rapport à sa première montée : il connaît le Top 14.
Lors de sa première expérience, Vannes avait terminé avec 36 points. Depuis, le club a grandi, s’est restructuré et a renforcé son effectif. Jean-Noël Spitzer considère lui-même que son équipe actuelle est supérieure à celle qui avait découvert l’élite.
Le recrutement a également été pensé pour tenir sur toute une saison. L’objectif est clair : devenir l’un des rares promus de ces dernières années capables de s’installer durablement en Top 14.
Cela signifie forcément qu’une équipe habituée à l’élite pourrait prendre sa place en bas du classement.
Perpignan reste immédiatement concerné. Depuis sa remontée en 2021, l’USAP a disputé quatre access-matchs. Les Catalans se sont cependant considérablement renforcés et espèrent enfin sortir de cette zone dangereuse.
Bayonne devra également se méfier. L’Aviron sort d’une saison terminée à la 12e place après avoir vécu plusieurs mois particulièrement agités. Le club basque a depuis profondément remanié son groupe, avec dix arrivées et treize départs.
Même un gros budget peut se retrouver en danger
Lyon constitue un autre cas intéressant.
Le LOU vient de terminer 11e trois saisons consécutives. Avec son budget et son effectif, Lyon devrait théoriquement regarder beaucoup plus haut. Mais une mauvaise série peut rapidement changer les objectifs d’une saison.
Et le Top 14 a déjà montré qu’aucun statut ne protégeait totalement d’une saison catastrophe.
Le Stade Français en avait fait l’expérience récemment : demi-finaliste en 2024, le club parisien avait dû attendre la dernière journée de la saison suivante pour assurer définitivement son maintien.
C’est précisément ce qui rend la bataille du bas de tableau difficile à prévoir cette année.
Vannes est le promu, mais il n’arrive plus avec le profil d’une victime désignée. Perpignan s’est fortement renforcé. Bayonne veut rebondir. Lyon possède des moyens importants.
Pour une fois, la grande question avant la reprise n’est donc peut-être pas de savoir si le promu va redescendre. Elle est plutôt de savoir quel club Vannes pourrait réussir à envoyer derrière lui.






