
Avec une Coupe du monde en ligne de mire et de nombreux internationaux dans son effectif, le Stade Toulousain va devoir gérer les temps de jeu avec beaucoup de précision. Ugo Mola y travaille déjà avec son staff.
Mais le manager le reconnaît : tous les plans préparés à l’avance peuvent rapidement être bouleversés par une blessure ou une sélection.
La nouvelle convention concernant les internationaux oblige Toulouse à anticiper au maximum. Sur le papier, le staff peut programmer les périodes de repos et déterminer quels joueurs seront utilisés. Dans la réalité d’une saison de Top 14, les imprévus rendent cette organisation beaucoup plus compliquée.
« Quand un joueur enchaîne quatre, cinq ou six matchs… »
Ugo Mola reconnaît dans Midi Olympique avoir longuement travaillé sur cette question avec son staff :
« Oui, c’est un peu mon job. (rire) Ça a été de longues discussions avec mon staff. »
L’idée serait évidemment de répartir au mieux les temps de jeu. Mais le manager toulousain sait déjà que son planning théorique ne tiendra probablement pas toute la saison.
« On pourrait faire des plans de gestion tout propres en jouant avec l’un, l’autre. Mais viennent se rajouter les blessures, viennent se rajouter la gestion des joueurs de l’équipe de France, viennent se rajouter les sélections. »
Toulouse surveillera notamment le nombre de rencontres disputées consécutivement par ses joueurs.
Mola pointe clairement le danger des longues séries de matches :
« Il y a des plans, et on sait tous très bien qu’aujourd’hui, quand un joueur enchaîne quatre, cinq ou six matchs d’affilée, on augmente son niveau de potentiel de blessure. On prend ça en compte. »
Pour un club qui fournit de nombreux joueurs aux sélections, réussir à trouver le bon équilibre sera donc essentiel.
« On n’a pas envie d’être un frein »
Cette saison particulière pourrait également pousser certains internationaux à penser davantage à la Coupe du monde. Mola ne veut surtout pas placer le Stade Toulousain en opposition avec leurs ambitions internationales.
Au contraire, il estime qu’être performant et épanoui avec son club reste l’une des meilleures façons de décrocher sa place pour le Mondial.
Le manager toulousain veut donc accompagner ses joueurs :
« J’ai toujours pensé qu’un joueur qui était bien en club et qui s’épanouissait avait beaucoup plus de chances de pouvoir disputer la Coupe du monde pour son pays, qu’il soit Français ou autre. On n’a pas envie d’être un frein, on a vraiment envie de leur donner la possibilité et de les écouter. Il faut accompagner, écouter, penser et prévoir un peu. »
Mais cette gestion ne signifie pas que la performance sportive passera au second plan.
Mola fixe une condition très claire :
« Mais ce qu’on ne pourra pas sortir, c’est le niveau de performance qui sera pour tout le monde nécessaire. Pour, un, que le Stade Toulousain réalise une bonne saison, et deux, que le plus grand nombre aillent faire la Coupe du Monde. »
Quant à la gestion concrète des joueurs pendant le Mondial, Toulouse aura encore le temps de s’en préoccuper.
« Et puis les problématiques de gestion de Coupe du Monde, ce sera dans un second temps. C’est très loin malgré tout, même si c’est dans l’esprit de tout le monde. »
Le défi est donc double pour Toulouse : rester performant tout au long de la saison tout en permettant au plus grand nombre de ses internationaux d’arriver au Mondial dans les meilleures conditions.







