
Jacky Lorenzetti a très mal vécu l’humiliation subie par le Racing 92 sur la pelouse de l’Union Bordeaux-Bègles (64-5). Le dirigeant francilien affirme avoir eu honte et raconte avoir traversé un véritable calvaire à Chaban-Delmas.
Lundi, il s’est rendu devant les joueurs pour officialiser la prolongation de Patrice Collazo jusqu’en 2030, mais également pour placer tout le groupe face à ses responsabilités. Le propriétaire réclame désormais un Racing plus combatif, plus hargneux et surtout beaucoup plus constant.
Deux lourdes défaites très différentes
Le Racing reste sur deux revers extrêmement sévères. En juin, les Franciliens avaient été balayés par Toulouse en demi-finale du Top 14 (71-17), avant de commencer la nouvelle saison par une déroute à Bordeaux.
Jacky Lorenzetti estime toutefois que les deux rencontres ne peuvent pas être analysées de la même manière. La saison dernière, son équipe était arrivée épuisée après avoir dû batailler jusqu’au barrage remporté contre Pau.
Le dirigeant pointe surtout le manque chronique de constance du Racing. Il s’est confié pour L’équipe :
« On peut analyser différemment ces deux défaites. En demi-finales, on est arrivé épuisés par notre Championnat. On a une spécialité au Racing qui est de se mettre dans des situations un peu compliquées. On est obligés de ramer pour récupérer les bêtises que l’on a faites. On manque de constance. L’une des principales responsabilités de Patrice, et il en est bien conscient, sera de trouver de la continuité dans les résultats. Contre Toulouse, il y avait des raisons. On n’était pas à notre niveau une semaine après la victoire en barrage contre Pau. »
« J’ai honte, c’était un calvaire »
Jacky Lorenzetti ne trouve en revanche aucune circonstance atténuante concernant la prestation livrée à Bordeaux. Le Racing a encaissé dix essais et n’a jamais été capable de rivaliser avec l’intensité girondine.
Le propriétaire reconnaît avoir été trop abattu pour parvenir à se mettre en colère :
« En revanche, la dégelée contre Bordeaux est différente. On était encore en vacances. J’ai honte, c’était un calvaire. Je n’avais pas les moyens d’être en colère tellement j’ai souffert. »
Les Racingmen ont rapidement été submergés, encaissant notamment quatre essais au cours des quinze premières minutes. À la pause, le score atteignait déjà 38-0 en faveur de l’UBB.
Un recadrage musclé devant les joueurs
Jacky Lorenzetti a attendu le lundi pour s’adresser directement au groupe. Sa première mission était d’annoncer aux joueurs la prolongation du contrat de Patrice Collazo.
Le dirigeant a ensuite changé de ton. Il a qualifié la défaite d’inacceptable et demandé à ses joueurs d’afficher un tout autre caractère dès la réception de Lyon.
Lorenzetti raconte le discours particulièrement ferme adressé au vestiaire :
« Oui, ce midi. D’abord, je voulais les informer en priorité de la prolongation de Patrice. Puis j’ai essayé de les mettre devant leurs responsabilités. Je leur ai évidemment dit qu’une telle défaite est inacceptable. Il faut que le Racing devienne un peu plus méchant, un peu plus hargneux, un peu plus combatif. Dès le début, je me suis dit : “Mais qu’est-ce que c’est que ce boulot ?” C’était un non-match. C’est une catastrophe. J’ai projeté aux joueurs le classement du Top 14, ça fait mal. Comme j’ai l’habitude de le dire, il faut rebondir sur des événements malheureux qui peuvent se révéler positifs. Il reste 25 matches à jouer. »
Dernier du classement après cette première journée, le Racing 92 doit rapidement rebondir. Une réaction immédiate est attendue samedi contre le LOU.







