
Le Stade Toulousain pensait avoir fait le plus difficile en menant de quatorze points à la pause sur la pelouse de La Rochelle. Totalement méconnaissables après le repos, les champions de France ont finalement été renversés (30-27). Thibaud Flament attend désormais une réaction immédiate contre l’UBB.
Sur le papier, décrocher un bonus défensif à Marcel-Deflandre peut ressembler à une opération acceptable. Le scénario de la rencontre laisse pourtant beaucoup de regrets aux Toulousains, incapables de conserver leur avance ni de réagir au retour des Maritimes.
Un bonus qui ne satisfait pas Toulouse
Flament refuse de se réfugier derrière le point ramené de La Rochelle. Pour le deuxième ligne, son équipe n’a pas réuni les éléments nécessaires pour aller chercher la victoire.
L’international français reconnaît pleinement dans Midi Olympique la supériorité rochelaise durant la seconde période :
« Quelqu’un qui n’a pas vu le match pourrait se dire que ce n’est pas une mauvaise opération. Mais, quand on le voit, ce n’est pas du tout le cas. Encore une fois, les Rochelais ont bien joué, bravo à eux. Mais il faut qu’on bascule, qu’on mette les bons ingrédients pour être dans les meilleures dispositions quand il s’agit de gagner. »
Toulouse s’est progressivement enfermé dans un rythme qui ne correspondait plus à son rugby. Privés de ballon, les Rouge et Noir n’ont jamais réussi à reprendre le contrôle de la partie.
Flament peine encore à expliquer le relâchement collectif observé après la pause :
« Il y a eu une forme de relâchement, que j’ai un peu de mal à expliquer. On est tombé dans un faux rythme, on n’arrivait plus trop à mettre la main sur le ballon, ni à mettre notre jeu en place et on a donné des opportunités aux Rochelais qui ont su bien les saisir. Petit à petit, ce match nous a échappé et on a fini par le perdre sans avoir eu vraiment de réaction. Maintenant, c’est derrière nous et il faut qu’on se concentre sur la suite, qu’on se remette bien au travail pour enchaîner. »
« Plus spectateurs qu’acteurs »
Le quadruple champion de France donne sa pleine mesure lorsqu’il parvient à imposer son activité et à multiplier les initiatives. À La Rochelle, cette énergie a totalement disparu durant les quarante dernières minutes.
Le deuxième ligne regrette la passivité affichée par les Toulousains dans les deux secteurs du jeu :
« Oui. C’est le cas dans beaucoup de clubs, mais on a un groupe qui a faim. On doit se nourrir de jeu, d’actions, de ballons… On doit être présent en attaque mais aussi en défense. Et malheureusement, on n’a eu ni l’un ni l’autre sur la deuxième mi-temps. On a été plus spectateurs qu’acteurs. »
Toulouse n’aura pas le temps de douter. L’Union Bordeaux-Bègles se présente dimanche soir à Ernest-Wallon après avoir écrasé le Racing 92 (64-5) lors de la première journée.
L’UBB arrive lancée à pleine vitesse
La formation girondine disposera également d’une semaine complète pour préparer ce choc entre les deux derniers finalistes du Top 14.
Flament s’attend à une rencontre extrêmement exigeante dans tous les secteurs :
« Oui, d’autant que les Bordelais ont fait une très bonne performance le week-end dernier et ont aussi le temps de bien se préparer. Cela va être un gros match sur plein d’aspects du jeu. Donc, à nous d’être prêts. »
Cette affiche arrive très tôt dans la saison, mais elle constitue une occasion idéale pour mesurer la capacité de réaction du Stade Toulousain devant son public.
Le joueur se réjouit de pouvoir immédiatement tester le véritable niveau de son équipe :
« Bien sûr, ça me plaît. On est directement dans le bain. De toute façon, c’est toujours un peu comme ça avec ce championnat. Mais après le match loupé du week-end dernier, ce sera un bon test pour voir ce qu’on peut proposer. »
Une deuxième défaite consécutive placerait déjà Toulouse dans une dynamique inconfortable. Flament mesure l’importance de ne pas laisser le doute s’installer en ce début de championnat.
L’international espère que le choc face à Bordeaux permettra d’inverser immédiatement la tendance :
« On se rend compte rapidement que beaucoup de choses se jouent. Des tendances, des dynamiques… J’espère qu’on va pouvoir faire pencher la balance du bon côté. »







