
Arrivé à Nevers après deux saisons compliquées sous les couleurs de Castres, Paul Jedrasiak a accepté de revenir sur cette période délicate. Le deuxième ligne international reconnaît avoir été affecté mentalement par son manque de temps de jeu.
Le joueur de 33 ans n’a disputé que six rencontres lors de sa dernière saison dans le Tarn. Arrivé blessé au CO, il devait également affronter une concurrence particulièrement forte à son poste, avec six deuxièmes lignes de haut niveau présents dans l’effectif.
Jedrasiak ne parvenait pas à enchaîner
Malgré quelques performances satisfaisantes, l’ancien Clermontois n’a jamais réussi à installer une véritable continuité. Une situation qui l’a progressivement privé de ses repères et a fragilisé la confiance qu’il pouvait avoir sur le terrain.
Lors d’un entretien accordé à La Montagne, Paul Jedrasiak reconnaît que son faible temps de jeu a fini par atteindre son sentiment de légitimité.
« Ça a été compliqué mentalement. Je suis arrivé blessé, dans un groupe avec six deuxièmes lignes de haut niveau. J’ai réalisé de bonnes performances mais je n’ai pas réussi à enchaîner. Et c’est en enchaînant que tu retrouves ton niveau. Quand cela n’arrive pas, tu te sens moins légitime sur le terrain. »
Malgré cette expérience difficile, Jedrasiak refuse de critiquer Castres. Il assure ne pas regretter son choix d’avoir rejoint le club tarnais après onze années passées à Clermont.
Le deuxième ligne conserve une image très positive des deux clubs dans lesquels il a évolué.
« J’ai pris une décision que je ne regrette pas. J’ai connu un super groupe à Castres, et un club merveilleux, comme Clermont. »
Un soutien psychologique pleinement assumé
Pour traverser cette période, Paul Jedrasiak a pu compter sur l’accompagnement de son entourage. Sa femme lui a notamment apporté un soutien important lorsque le manque de temps de jeu et l’impossibilité d’enchaîner pesaient sur son moral.
Le nouveau joueur de Nevers révèle également avoir eu recours à une aide psychologique. Une démarche qu’il assume publiquement et qui lui a permis de mieux supporter ces mois difficiles.
Jedrasiak ne cache pas l’importance de cet accompagnement dans son quotidien.
« J’ai été bien soutenu pendant cette période. Par ma femme, et un soutien psychologique à côté qui m’a fait du bien, je ne m’en cache pas. »







