
L’Union Bordeaux-Bègles a officialisé en grande pompe la prolongation de Louis Bielle-Biarrey jusqu’en 2029, samedi dernier à Chaban-Delmas. Derrière cette annonce attendue se cache pourtant une négociation particulièrement complexe qui aura duré plus de quatre mois.
L’ailier international voulait poursuivre sa carrière en Gironde, mais également obtenir une rémunération correspondant à son nouveau statut. Élu meilleur joueur des Tournois des Six Nations 2025 et 2026, le Bordelais est désormais considéré comme l’une des références mondiales à son poste.
Une prolongation souhaitée par tout le monde
Comme le révèle Midi Olympique dans son édition du jour, les premières discussions ont commencé le 28 avril, lorsque Laurent Marti a formulé une proposition orale au joueur. L’accord définitif n’est intervenu que quelques heures avant le début de la nouvelle saison de Top 14.
Malgré la longueur des négociations, Louis Bielle-Biarrey et son agent Jérôme Chabran n’ont pas entrepris de tour des clubs intéressés. La priorité du joueur est toujours restée l’UBB.
Après l’officialisation, l’international français a rappelé son attachement au club et à ses supporters.
« C’était vraiment une évidence de prolonger ici. Merci pour l’amour et le soutien que vous nous portez tous les week-ends. »
Le contrat avec Adidas a compliqué le dossier
La principale difficulté concernait le salary-cap. L’UBB devait augmenter significativement la rémunération de son ailier sans dépasser le plafond fixé par la Ligue nationale de rugby.
Le récent partenariat individuel conclu entre Louis Bielle-Biarrey et Adidas a encore compliqué l’équation. L’équipementier allemand, qui courtisait le joueur depuis trois ans, deviendra également celui de l’UBB dans un an.
Dans ce contexte, la partie des revenus publicitaires du joueur dépassant 100 000 euros doit être intégrée à la masse salariale du club au titre des parties associées. Les différentes primes prévues dans le contrat commercial sont également prises en compte, même si elles ne sont finalement pas toutes versées.
Laurent Marti est donc resté en contact avec le salary-cap manager durant les négociations afin de sécuriser juridiquement le montage envisagé.
Un effort supplémentaire consenti par l’UBB
Le dossier a connu une avancée importante le 5 août. La direction bordelaise a ensuite accepté de réaliser un effort supplémentaire pour conserver son joueur, malgré les négociations menées parallèlement avec plusieurs autres cadres.
Marko Gazzotti, Pierre Bochaton et Arthur Retière faisaient notamment partie des joueurs concernés. Ces différents dossiers réduisaient la marge financière disponible pour offrir à Bielle-Biarrey la revalorisation attendue.
Après plusieurs semaines consacrées au montage financier et aux derniers détails contractuels, les deux parties ont finalement trouvé un accord avant la reprise du championnat.
Une clause pour participer aux Jeux olympiques
Louis Bielle-Biarrey n’a prolongé que pour deux saisons supplémentaires. À seulement 23 ans, il ne souhaitait pas s’engager sur une période trop longue alors que sa valeur pourrait encore progresser.
La Coupe du monde 2027 pourrait notamment lui permettre de franchir un nouveau palier. L’ailier, déjà auteur de 29 essais avec le XV de France, envisage également une participation aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
Cette éventualité a été directement intégrée à son nouveau contrat. Rien ne garantit encore sa présence avec l’équipe de France à 7, mais l’UBB et son joueur ont déjà encadré cette possibilité par écrit.







