
Impressionnante face au Racing 92, l’Union Bordeaux-Bègles va immédiatement passer un test d’une tout autre ampleur. Les Girondins se déplacent dimanche soir à Ernest-Wallon pour affronter un Stade Toulousain battu à La Rochelle et certainement revanchard.
La formation de Yannick Bru devra surtout composer avec plusieurs absences, dont celle de Cameron Woki. Indispensable dans l’alignement et de plus en plus influent dans le jeu courant, l’international français pourrait énormément manquer à son équipe.
L’UBB possède les armes pour rivaliser
Manager de Gujan-Mestras, Julien Bouic reste prudent lorsqu’il s’agit d’évaluer les chances bordelaises à Ernest-Wallon.
Le technicien rappelle via Ici Gironde qu’un déplacement à Toulouse ne tombe jamais vraiment au bon moment.
« Je ne sais pas s’il y a toujours un bon moment pour aller à Toulouse. »
La démonstration réalisée par l’UBB lors de la première journée l’incite néanmoins à croire en ses chances. La vitesse du jeu girondin et l’efficacité de ses trois-quarts lui ont particulièrement plu.
Si Bordeaux parvient à reproduire une telle performance, Julien Bouic estime l’exploit envisageable.
« L’UBB a été très, très bonne ce week-end. Si elle garde ce niveau-là, oui, elle a un coup à jouer. Avec les trois-quarts en feu, comme avait l’équipe au complet derrière, on peut rivaliser avec n’importe qui. »
Toulouse voudra immédiatement réagir
Le journaliste indépendant Nicolas Delage se montre plus méfiant. Battu à La Rochelle, Toulouse retrouvera son public avec l’intention d’effacer cette première déconvenue.
Les Rouge et Noir n’auront également pas oublié leur défaite concédée face à Bordeaux la saison dernière à Ernest-Wallon.
Nicolas Delage s’attend donc à une réaction particulièrement forte des champions de France.
« L’orgueil des Toulousains est très fort. Ils aiment bien se nourrir de ce qu’ils entendent dire autour d’eux. Là, ils ont perdu à La Rochelle et l’UBB a gagné chez eux l’an dernier. Je pense que ce sera très difficile de gagner sur un Toulouse qui va vouloir marquer son territoire. »
L’absence de Cameron Woki inquiète
Touché à une main, Cameron Woki ne participera pas à cette rencontre. Son absence représente un immense coup dur pour Bordeaux, notamment dans le secteur de la touche.
Pour Nicolas Delage, la perte de l’ancien Racingman pourrait même être plus préjudiciable que celle de Jefferson Poirot.
« C’est une énorme absence, malheureusement. Peut-être pire que celle de Jeff Poirot si on veut comparer les titulaires. Il est important en touche, mais même dans le jeu. La saison dernière, il a montré qu’il avait réalisé une saison exceptionnelle. »
Julien Bouic considère lui aussi Cameron Woki comme « le leader de la touche » bordelaise. Il voit toutefois dans ce forfait une occasion importante pour Temo Matiu.
Le troisième ligne possède désormais, selon lui, suffisamment d’expérience pour assumer davantage de responsabilités.
« Le petit Matiu a fait une saison exceptionnelle l’année dernière. Aujourd’hui, il a franchi un cap. Ce n’est plus un jeune joueur, c’est un joueur confirmé. C’est le bon moment pour lui de se faire une place au soleil. »
Jack et Tom Willis face à face
Cette affiche pourrait également être marquée par un duel particulièrement attendu entre les frères Willis. Arrivé cet été à Bordeaux, Tom Willis pourrait affronter Jack, cadre du Stade Toulousain.
Nicolas Delage place les deux Anglais tout en haut de la hiérarchie du championnat.
« Actuellement, c’est peut-être le meilleur joueur du Top 14 et le deuxième meilleur joueur du Top 14. Le meilleur 7 et le meilleur 8. »
Le journaliste se montre particulièrement impressionné par la capacité de Tom Willis à rester debout et à battre le premier défenseur.
Il estime que cette faculté constitue la principale force du nouveau numéro 8 bordelais.
« Il n’est jamais plaqué par le premier défenseur. Il sait éviter, il est malin. C’est un vrai super pouvoir. »
Julien Bouic voit pour sa part en Tom Willis la recrue majeure de l’intersaison girondine.
Le manager souligne sa puissance, mais également sa technique et sa capacité à relancer son équipe dans les périodes difficiles.
« Aujourd’hui, on a un numéro 8 de niveau international. Il avance, il est costaud, mais il a aussi des mains. C’est un joueur de top niveau. Même quand l’équipe est en difficulté, il est capable de la remettre dans l’avancée. »







