
Le Stade Rochelais attend encore de pouvoir pleinement profiter de ses deux recrues sud-africaines Salmaan Moerat et David Kriel. Dillyn Leyds connaît parfaitement les deux joueurs pour les avoir côtoyés aux Stormers.
Le trois-quarts rochelais décrit deux profils très différents mais complémentaires. Moerat excelle dans le combat et le travail de l’ombre, tandis que Kriel peut couvrir plusieurs postes dans les lignes arrière.
Moerat, un leader attiré par le combat
Touché aux cervicales, Salmaan Moerat poursuit actuellement sa rééducation à Bordeaux. Le deuxième ligne a néanmoins pu assister à la victoire rochelaise contre Toulouse et découvrir l’ambiance de Marcel-Deflandre.
Dans Midi Olympique, Dillyn Leyds présente d’abord son compatriote comme une personne particulièrement appréciable.
« Déjà, c’est un très bon mec. Il est vraiment très, très gentil. »
Sur le terrain, le deuxième ligne international possède toutes les caractéristiques traditionnelles du rugby sud-africain. Son rendement ne dépend pas du nombre de ballons qu’il touche.
Leyds insiste surtout sur son goût pour le combat et les tâches les moins visibles.
« C’est un vrai Sud-Africain, pas comme moi. Il aime bien le placage, le ruck, le contact, le travail de l’ombre. Lui, il s’en fout s’il ne touche pas le ballon, mais s’il fait 20 plaquages, s’il est dans 25 rucks, pour lui, c’est un bon match. »
Moerat a déjà été capitaine des Springboks malgré son jeune âge. Son expérience et son leadership devraient constituer des atouts importants pour le pack maritime.
Sa première découverte de Marcel-Deflandre l’a également fortement marqué.
« J’ai beaucoup échangé avec lui. Il est très content d’être avec nous. Dimanche, il disait qu’il n’avait jamais vu un stade comme ça. Il sait qu’on est très passionnés en Afrique du Sud, mais son premier “goût” du rugby français était le meilleur de sa vie. Il a très hâte de nous rejoindre. Il va beaucoup apporter à ce groupe. Il est encore jeune, mais c’est un leader, il a déjà été capitaine des Springboks. »
David Kriel capable de jouer partout
Dillyn Leyds a également disputé une saison avec David Kriel aux Stormers. Le futur Rochelais était alors âgé de seulement 19 ou 20 ans, mais ses qualités avaient déjà retenu son attention.
Leyds se souvient d’un jeune joueur discret possédant un potentiel évident.
« Il était très calme, un peu timide. Il avait 19 ou 20 ans mais j’avais déjà perçu ses qualités. »
David Kriel peut évoluer au centre, sur les ailes ou à l’arrière. Cette polyvalence offrira plusieurs possibilités supplémentaires à Ronan O’Gara lorsqu’il sera en mesure de retrouver la compétition.
Pour Leyds, son compatriote possède même le niveau nécessaire pour intégrer le groupe sud-africain.
« Il est capable de jouer au centre, sur les ailes et derrière. Je crois qu’il préfère jouer au centre maintenant. C’est quelqu’un de très talentueux. Malheureusement pour lui, il y a des mecs chez les Boks qui continuent de bien jouer, peut-être que c’est pourquoi il n’a pas encore de sélection. Mais, c’est mon avis, il mérite d’être dans le groupe. »
Le départ de Raymond Rhule et l’absence de Wiaan Liebenberg ont laissé Leyds plus isolé au sein de la colonie sud-africaine du Stade Rochelais.
L’arrivée prochaine de Moerat et Kriel est donc particulièrement attendue.
« J’espère pour lui qu’il va arriver ici en pleine forme. J’ai hâte d’avoir les deux avec moi parce que je me trouve un peu seul en ce moment. Il n’y a pas Raymond, il n’y a pas Wiaan… »







