
Réduit à quatorze dès la quatrième minute après l’expulsion de Yohan Orabé, l’Aviron Bayonnais a lourdement chuté sur la pelouse de Pau (70-28).
Laurent Travers reconnaît le poids de ce carton rouge, mais refuse d’en faire l’explication principale du naufrage basque.
Le geste de l’arrière bayonnais lors d’un duel aérien avec Théo Attissogbe a évidemment bouleversé la rencontre.
L’Aviron s’est ensuite retrouvé à treize pendant plusieurs minutes, rendant sa mission encore plus difficile face à une Section paloise particulièrement inspirée.
Bayonne déjà dépassé dans l’engagement
Pour Laurent Travers, son équipe a toutefois provoqué les circonstances qui ont précipité sa chute. Avant même de subir les conséquences de son infériorité numérique, Bayonne ne répondait pas suffisamment dans les impacts, l’engagement et la précision.
Dans Sud-Ouest, le directeur du rugby estime que les Bayonnais doivent d’abord assumer leurs propres défaillances.
« Il y a des faits de match, bien sûr. Mais on a fait ce qu’il fallait pour qu’il y ait des faits de match. Sur l’ensemble de la partie, on n’est pas invités. On est pris sur les impacts, on est pris sur l’engagement, on est pris sur la précision, et donc on est pris au score. »
« On ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes »
Malgré cette entame catastrophique, l’Aviron a obtenu plusieurs occasions de réduire l’écart. Laurent Travers regrette notamment l’incapacité de son équipe à terminer certaines actions qui auraient pu lui permettre de rester plus longtemps dans la partie.
L’exclusion d’Orabé a ensuite offert davantage d’espaces aux Palois, capables d’imposer un rythme que les visiteurs n’ont jamais réussi à contenir. Le dirigeant bayonnais reconnaît néanmoins que la différence entre les deux équipes ne se résume pas à ce carton rouge.
Laurent Travers a ainsi refusé de dédouaner ses joueurs après les 70 points encaissés.
« Après, quand on se retrouve à 14 tout de suite, et derrière à 13, ça devient encore plus compliqué. Ça l’était déjà, ça le devient encore plus. Et quand on a la possibilité de finir les actions et de marquer, on ne le fait pas.
Donc on ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes. Que Pau soit performant, on le savait. Qu’on soit en dedans, on le savait un peu moins. »







