
Pau et Toulouse ont signé les deux démonstrations les plus marquantes de la deuxième journée de Top 14. Frédéric Michalak a particulièrement apprécié leur capacité à accélérer, à exploiter les ballons récupérés et à marquer très rapidement.
Désormais entraîneur de l’attaque des Cronulla Sharks, formation australienne de rugby à XIII, l’ancien international français a décrypté le succès de Pau contre Bayonne (70-28) et la large victoire toulousaine face à Bordeaux-Bègles (48-12).
Pau n’a besoin que de quelques secondes pour frapper
Réduits à quatorze après un carton rouge reçu rapidement, les Bayonnais n’ont jamais trouvé la solution face à l’efficacité béarnaise. Pau a parfaitement exploité les ballons récupérés et la qualité de sa conquête.
Michalak insiste également sur la richesse du pack, l’efficacité dans les rucks et la capacité des joueurs de Sébastien Piqueronies à déclencher des contre-attaques particulièrement rapides.
L’ancien Toulousain a été impressionné par Théo Attissogbe et par une équipe capable de marquer sans s’installer durablement dans le camp adverse.
« Deux équipes m’ont particulièrement intéressées ce week-end, à savoir Pau et Toulouse. En parlant de Pau, on voit qu’il y a quand même une capacité et une efficacité de pouvoir se projeter très vite vers l’avant et marquer des essais très rapidement. Face à Bayonne qui a eu ce carton rouge en début de partie, ils ont su négocier parfaitement les ballons de récupération et les lancements grâce à leur conquête. Je vois que Piqueronies a parfaitement bien travaillé sur ce début de saison.
Ils ont un pack performant et on voit que sur les lancements de jeu, les mêlées, les touches et la capacité de pouvoir mettre la main dans les rucks pour récupérer le ballon et exploiter des contre-attaques et des turnovers, il y a beaucoup de qualités. J’ai adoré voir jouer Attissogbe, on adore voir Pau dominer sous les ballons hauts mais ils ont aussi cette capacité à aller de l’avant rapidement. Ils ont passé plus de deux minutes dans le camp adverse alors que Bayonne a passé plus de quatre minutes dans les 22 mètres adverses. Cela montre qu’ils peuvent marquer très rapidement. J’ai aimé cette efficacité de Pau. »
Cette différence de temps passé dans les zones de marque illustre parfaitement la force paloise. Là où Bayonne a eu besoin de longues séquences, Pau a transformé beaucoup plus rapidement ses opportunités.
Toulouse a déployé un « rugby total »
Le Stade Toulousain a également frappé très fort en première période contre l’UBB. Les champions de France ont immédiatement affiché leur volonté de jouer et de prendre des initiatives.
Leur plan ne reposait toutefois pas exclusivement sur l’attaque. Les Toulousains ont ralenti les sorties de balle bordelaises et perturbé la vitesse habituellement imposée par les hommes de Yannick Bru.
Une fois en possession, Toulouse a alterné les séquences longues, les prises d’initiative et les petits coups de pied dans le dos de la défense. Cette variété a totalement désorganisé l’UBB.
Frédéric Michalak considère que les Toulousains ont montré leur capacité à produire un rugby complet dans tous les secteurs.
« Toulouse a été impressionnant sur la première mi-temps. Ils ont marqué très très vite et très fort les esprits. Ils ont pris beaucoup d’initiatives dès le début de match, ça ne paye pas forcément mais on a vu que Toulouse voulait produire du jeu et ils avaient un plan stratégique pour contrecarrer la vitesse et la production de Bordeaux. C’était le jeu au sol, ralentir les ballons au sol. Ils ont été très efficaces, très bons dans la continuité du jeu et dans la possession. Ils ont mis des petits jeux au pied dans le dos et les joueurs étaient en capacité de produire un rugby total. Quand Toulouse est comme ça, ils marquent les esprits. Ils avaient à coeur de montrer leur bon visage dès le début du championnat. »







