
Près de 30 000 personnes au Roazhon Park pour Vannes – Toulouse : Teddy Thomas mesure parfaitement la dimension prise par le rugby en Bretagne. L’ailier toulousain se dit admiratif de la ferveur et du respect du public breton. Une ambiance qui ne l’inquiète pas, même s’il reconnaît qu’elle compliquera sérieusement la communication entre les joueurs sur le terrain.
Thomas connaît déjà l’enceinte rennaise puisqu’il y avait évolué en 2016 avec le Racing contre Clermont. Dix ans plus tard, il s’apprête à y retourner sous les couleurs du Stade Toulousain pour une rencontre qui témoigne, selon lui, de la montée en puissance du rugby breton.
30 000 personnes qui vont pousser derrière Vannes
L’ampleur de l’événement ne devrait pas déstabiliser les Toulousains. Teddy Thomas rappelle que son équipe évolue régulièrement dans de grandes enceintes.
L’ailier ne ressent aucune appréhension particulière à l’idée de jouer au Roazhon Park :
« Non, parce que la plupart des joueurs, notamment aux Stade Toulousain, on a l’habitude de jouer dans des enceintes assez importantes, comme quand on délocalise ici au stadium, comme on va au Vélodrome, comme tu l’as dit. Ce n’est pas quelque chose qui va nous effrayer. »
Le principal problème sera plutôt pratique : parvenir à communiquer malgré le bruit.
Thomas s’attend à devoir s’adapter à l’ambiance :
« Par contre, ce qui est sûr, c’est qu’il y a des choses à mettre en place parce que la communication entre nous dans le stade va être beaucoup plus compliquée parce qu’il y aura 30 000 personnes qui vont crier derrière leur équipe. »
Mais cette atmosphère ne lui apporte aucune pression supplémentaire :
« Mais moi, à titre personnel, ça ne m’apporte pas une source de stress supplémentaire. »
Un défi particulier pour un ailier
Positionné à l’extérieur du terrain, Teddy Thomas se retrouve naturellement beaucoup plus proche des tribunes que certains de ses coéquipiers.
Dans un stade aussi bruyant, faire circuler les informations jusqu’au cœur du terrain nécessite donc une organisation collective.
Thomas explique l’importance des relais entre les joueurs :
« Bien sûr que je suis beaucoup plus proche des supporters que les premières lignes, par exemple. La communication se fait par relais. C’est là où c’est hyper important entre nous d’être à l’écoute. »
Faire parvenir directement une information jusqu’au centre du terrain devient forcément plus délicat :
« Parce que pour moi, relayer des messages au mec au milieu du terrain, c’est effectivement compliqué. Mais comme je l’ai dit, c’est des choses auxquelles on a l’habitude de jouer dans des stades où il y a du monde. C’est juste parfois des automatismes à reprendre, mais ce n’est pas extrêmement compliqué. »
« Le rugby breton commence à prendre de l’importance »
Le Roazhon Park n’est pas une découverte pour Teddy Thomas. L’ailier y avait déjà joué dix ans auparavant.
Depuis, il constate surtout la place progressivement prise par Vannes et plus largement par le rugby en Bretagne.
Thomas se souvient de son précédent passage à Rennes :
« Je suis déjà allé dans ce stade en 2016 avec le Racing contre Clermont. Le rugby breton commence à prendre de l’importance. C’est très, très bien. »
Ses expériences face à Vannes lui ont également permis de découvrir son public.
Et le Toulousain se montre particulièrement élogieux envers les supporters bretons :
« Franchement, je n’ai pas joué très souvent contre Vannes là-bas. Mais les seules fois où j’y suis allé, c’est vraiment admiratif. Les supporters, l’énergie qu’ils donnent à leur équipe et le respect qu’ils ont aux adversaires. »
« Ça donne vraiment envie » de proposer de beaux matches
Teddy Thomas ne cache donc pas son plaisir à l’idée de retrouver cette ambiance, même si la rencontre sera cette fois organisée à Rennes.
Le comportement du public breton lui donne envie de lui offrir du spectacle :
« Je suis très content d’aller jouer là-bas. Cette fois, c’est à Rennes. Je suis très content de jouer devant le public breton qui est très respectueux. Et qui te donne vraiment envie de leur redonner en faisant des beaux matchs. »
La priorité restera évidemment de repartir avec la victoire.
Thomas conclut en saluant le développement du rugby dans cette région :
« J’espère que pour nous, elle sera victorieuse. Mais c’est très, très bien que le rugby breton prenne de la place. Et prenne un peu plus de position dans ce sport-là. »







