
Le Super Rugby Pacific pourrait connaître un bouleversement majeur. Confrontée à une situation financière préoccupante, la Fédération néo-zélandaise étudie plusieurs transformations profondes de son rugby professionnel. Parmi les trois scénarios sur la table figure une option particulièrement radicale : quitter le Super Rugby pour créer un championnat domestique réunissant entre huit et dix équipes.
Cette possibilité doit être discutée jeudi à Wellington lors d’un sommet organisé par la NZR. Environ 80 dirigeants sont attendus, avec les représentants des clubs de Super Rugby, des ligues régionales et du syndicat des joueurs.
Un déficit structurel qui inquiète la Nouvelle-Zélande
Si une transformation aussi importante est envisagée, c’est notamment en raison des perspectives financières du rugby néo-zélandais.
Pour le cycle 2027-2031, les pertes prévisionnelles atteindraient 53 millions de dollars néo-zélandais, soit environ 26 millions d’euros, et ce malgré la lucrative tournée des Lions britanniques et irlandais programmée en 2029.
La Fédération serait confrontée à un déficit structurel estimé à environ 16 millions de dollars néo-zélandais par an.
La NZR doit donc réfléchir à une nouvelle organisation alors qu’elle pilote actuellement cinq franchises engagées en Super Rugby et que 14 provinces disputent le NPC.
Un championnat néo-zélandais de 8 à 10 équipes ?
Trois scénarios doivent être étudiés.
Le plus spectaculaire consisterait à abandonner le Super Rugby Pacific au profit d’une compétition entièrement domestique réunissant entre huit et dix formations néo-zélandaises.
Cette option conduirait à une séparation avec les équipes australiennes et fidjiennes actuellement engagées dans le Super Rugby Pacific.
L’hypothèse possède d’autant plus de poids qu’elle a été placée à l’ordre du jour par les 26 ligues régionales. Chacune dispose d’un vote en qualité de membre de la Fédération néo-zélandaise.
Deux autres scénarios envisagés
Une deuxième possibilité consisterait au contraire à poursuivre le Super Rugby tout en l’élargissant avec deux équipes supplémentaires. Un tel changement nécessiterait toutefois l’accord des Australiens.
La troisième piste conserverait également le système actuel mais entraînerait une profonde réorganisation interne en Nouvelle-Zélande, avec un rapprochement entre franchises et provinces dans cinq grandes zones : Auckland, Waikato, Wellington, Canterbury et Otago.
Le devenir du Super Rugby n’est donc pas encore acté.
Une décision attendue en décembre
Même dans l’hypothèse d’un retrait du Super Rugby, la Nouvelle-Zélande entend conserver des relations avec Rugby Australia.
Un élément important complique d’ailleurs toute rupture rapide : le contrat concernant les droits télévisuels du Super Rugby Pacific a été signé il y a seulement un an et doit encore courir pendant quatre années.
D’autres réflexions existent parallèlement autour de l’avenir de la compétition, avec notamment l’idée d’intégrer à terme des formations japonaises et américaines.
Les différentes pistes doivent désormais être débattues avant une décision attendue en décembre, à l’occasion du conseil d’administration de la Fédération néo-zélandaise.







