
Bordeaux-Bègles est tombé à Aimé-Giral. Battue par Perpignan (38-25), l’UBB a payé très cher ses nombreuses approximations offensives. Yannick Bru n’a d’ailleurs pas cherché à protéger ses joueurs après la rencontre. Le manager Bordelais estime que son équipe s’est elle-même mise en difficulté et emploie une formule particulièrement forte : son attaque a « nourri » le suicide de l’UBB.
Bordeaux avait pourtant des arguments à faire valoir à Perpignan.
Pour Yannick Bru, ni l’engagement ni la détermination de ses joueurs ne sont en cause. Le manager estime également que la conquête Bordelaise a répondu présent.
Le problème se trouvait ailleurs : dans l’exécution individuelle et le nombre beaucoup trop important de ballons rendus à l’adversaire.
« On a été d’une maladresse incroyable »
Via Sud-Ouest, Bru pointe directement le manque de rigueur de son équipe :
« Il nous a manqué une chose : un niveau de rigueur individuelle sur notre partition offensive. L’engagement et la détermination étaient là, la conquête aussi, mais on a été d’une maladresse incroyable. »
Des erreurs qui ont fini par coûter extrêmement cher à l’UBB.
Le technicien Bordelais emploie alors des mots particulièrement forts :
« Notre attaque nous a mis en danger sur l’essentiel du match. Elle a nourri notre suicide. On a trop de ballons perdus. À ce niveau d’exigence en Top 14, ce n’est pas acceptable. »
« On leur a tout donné »
À l’inverse, Perpignan a su exploiter les opportunités qui se sont présentées, notamment durant une première période conclue avec huit points d’avance (21-13).
Et c’est précisément ce contraste entre l’efficacité Catalane et le manque de réalisme Bordelais qui agace Yannick Bru.
Le manager de l’UBB résume ainsi la différence entre les deux équipes :
« Et en face, l’Usap a été d’un réalisme incroyable, on leur a tout donné en première période. Ils marquent trois essais à zéro ruck, et nous on a trois essais logiquement refusés. »
Une inefficacité offensive que Yannick Bru juge donc « pas acceptable » au niveau du Top 14 et qui aura lourdement pesé dans la défaite Bordelaise à Aimé-Giral.







