
Une finale de Champions Cup disputée à plusieurs milliers de kilomètres de l’Europe ? L’hypothèse peut sembler paradoxale, mais elle est bien étudiée. Selon le Times, l’EPCR envisage d’organiser ses finales de Champions Cup et de Challenge Cup aux États-Unis dans les années 2030.
L’Asie figure également parmi les pistes explorées, avec Hong Kong et Singapour. Un projet spectaculaire destiné à conquérir de nouveaux publics, mais qui risque de provoquer une sérieuse opposition chez les supporters et les clubs.
L’EPCR pourrait profondément modifier la dimension de ses compétitions dans les prochaines années.
Alors que la Champions Cup réunit historiquement les grandes formations européennes et Sud-Africaines, son match le plus prestigieux pourrait un jour se disputer loin du continent européen.
D’après les informations du Times, les États-Unis font partie des destinations sérieusement envisagées pour accueillir les finales de Champions Cup et de Challenge Cup dans les années 2030.
Les États-Unis au cœur du projet
L’objectif poursuivi par l’EPCR est clair : exporter davantage ses compétitions et les présenter à de nouveaux publics.
Le marché américain occupe une place particulière dans cette réflexion.
Cette volonté rejoint celle de World Rugby, qui cherche également à développer la pratique et l’exposition du rugby aux États-Unis. Le pays accueillera d’ailleurs la Coupe du monde masculine en 2031 puis la Coupe du monde féminine en 2033.
Une finale de Champions Cup organisée sur le sol américain pourrait ainsi s’inscrire dans cette stratégie de développement.
Mais l’EPCR, dirigée par l’Écossais Dominic McKay, ne regarde pas uniquement vers les États-Unis.
Hong Kong et Singapour également étudiées
L’Asie apparaît comme l’autre grande possibilité.
Deux enceintes sont notamment évoquées : le Kai Tak Stadium de Hong Kong et le National Stadium de Singapour.
Là encore, l’idée serait de faire découvrir les deux compétitions à de nouveaux marchés en transformant leurs finales en événements capables de dépasser leur public traditionnel.
Mais une question majeure accompagne immédiatement ce projet : celle des supporters.
Une facture énorme pour les supporters
Organiser une finale européenne aux États-Unis ou en Asie changerait complètement les conditions dans lesquelles les supporters peuvent accompagner leur club.
Un déplacement vers Hong Kong, Singapour ou les États-Unis implique des billets d’avion, plusieurs nuits sur place et un budget sans commune mesure avec un week-end dans une grande ville européenne.
Les clubs seraient également confrontés à des contraintes logistiques et financières considérablement plus importantes.
L’EPCR risque donc de se heurter à la gronde des supporters et des clubs si elle décide réellement de franchir ce cap.
La volonté d’internationaliser la Champions Cup pourrait alors entrer directement en conflit avec l’accessibilité de son événement majeur pour ceux qui suivent les équipes tout au long de la saison.
Amsterdam et Lisbonne avant le grand saut ?
L’EPCR dispose toutefois d’autres possibilités avant d’envisager une traversée de l’Atlantique ou un déplacement en Asie.
Amsterdam et Lisbonne sont également citées parmi les destinations susceptibles d’accueillir les finales avant 2030.
Deux choix qui permettraient déjà à l’organisation d’explorer de nouveaux territoires tout en restant sur le continent européen.
À plus court terme, la destination est déjà connue.
Les finales 2027 de Champions Cup et Challenge Cup seront organisées au Groupama Stadium de Lyon les 21 et 22 mai 2027.
La compétition retrouvera ainsi la capitale des Gaules onze ans après le sacre des Saracens face au Racing. Mais quelques années plus tard, les supporters européens pourraient devoir parcourir plusieurs milliers de kilomètres supplémentaires pour assister au rendez-vous le plus important de la saison.







