
L’USAP savait ce qui l’attendait à Créteil. Laurent Labit avait même insisté auprès de ses joueurs sur les hommes forts du Racing 92 et la puissance que les Franciliens allaient chercher à imposer. Cela n’a pas suffi.
Deux semaines après les 50 points encaissés à Montpellier, Perpignan en a pris 55 face au Racing (55-25) et porte désormais à 31 son incroyable série de déplacements consécutifs sans victoire.
Le problème commence sérieusement à s’installer.
Perpignan avait pourtant retrouvé de la confiance en dominant Bordeaux-Bègles à Aimé-Giral. Mais une fois loin de ses bases, les mêmes difficultés ont rapidement ressurgi.
L’USAP était pourtant revenue à 17-13
Tout n’a pas été catastrophique à Créteil.
Menés 17-0 après 23 minutes, les Catalans ont trouvé les ressources nécessaires pour revenir dans la rencontre. Braydon Ennor a inscrit un essai et Benjamín Urdapilleta a permis à son équipe de revenir à seulement quatre longueurs.
À 17-13, le match était totalement relancé.
Mais Diego Escobar a redonné de l’air au Racing avant la pause en concluant un maul. Et au retour des vestiaires, tout s’est effondré.
Une réception mal négociée sur le coup d’envoi a permis à Wame Naituvi de frapper immédiatement. Romain Taofifenua a ensuite marqué en force, avant qu’Antoine Gibert ne profite à son tour d’une sortie de camp approximative.
En quelques minutes, le score est passé de 22-13 à 41-13.
« On savait très bien la recette qui allait être utilisée »
Le plus frustrant pour Laurent Labit est que rien de ce qui s’est produit n’avait réellement surpris le staff Catalan.
La puissance des porteurs Franciliens et le danger représenté par les trois-quarts du Racing avaient été identifiés avant la rencontre.
Labit révèle via L’Indépendant avoir insisté de manière très concrète auprès de ses joueurs sur les individualités qu’ils allaient devoir affronter.
« On leur a montré en photo les joueurs d’en face, au cas où certains ne les connaîtraient pas. On savait ce qu’il allait se passer, on savait très bien la recette qui allait être utilisée, avec qui, comment, voilà, tout ça, on le savait. Il n’y a pas de surprise. Et ça a même terminé par une roulade dans l’en-but à la fin. »
Un constat particulièrement amer : l’USAP connaissait la recette mais n’a jamais réussi à trouver l’antidote.
50 points à Montpellier, 55 au Racing
Perpignan a certes réduit l’écart en fin de rencontre grâce à Theo Forner puis Peceli Yato.
Mais le mal était fait.
Les Catalans avaient déjà connu une soirée particulièrement difficile lors de leur précédent déplacement à Montpellier, avec une défaite 50-13.
Deux semaines plus tard, ils repartent de Créteil avec 55 nouveaux points encaissés.
Les problèmes rencontrés ont été nombreux : ballons perdus, difficultés en touche, manque de précision et surtout incapacité à résister lorsque le Racing a considérablement augmenté l’intensité.
31 déplacements consécutifs sans victoire
Cette nouvelle lourde défaite prolonge surtout une série devenue particulièrement pesante.
L’USAP vient d’enchaîner un 31e déplacement consécutif sans victoire.
Une anomalie qui contraste fortement avec ce que Perpignan est capable de produire à Aimé-Giral.
Et les prochaines destinations ne permettront pas aux Catalans de compter sur un calendrier plus favorable : Toulouse, Pau ou encore La Rochelle figurent notamment parmi les déplacements qui les attendent.
Perpignan connaît désormais parfaitement son problème. À Créteil, Laurent Labit connaissait même précisément la « recette » que le Racing allait employer.
Cela n’a pas empêché l’USAP d’encaisser 55 points. Et tant que les Catalans ne parviendront pas à reproduire loin d’Aimé-Giral ce qu’ils montrent chez eux, cette interminable série restera suspendue au-dessus de leur tête.







