
La victoire décrochée par le Stade Toulousain à Castres (7-8) a particulièrement impressionné Juan Imhoff. Avec une équipe privée de nombreux cadres et largement rajeunie, les Rouge et Noir ont réussi à s’imposer à Pierre-Fabre.
Sur le plateau du Canal Rugby Club, l’ancien ailier du Racing a profité de cette performance pour mettre en avant la formation et la transmission Toulousaines, tout en faisant directement référence aux polémiques autour du salary-cap.
Ugo Mola avait pris des risques pour ce déplacement à Castres.
Entre les blessés et plusieurs cadres laissés au repos, Toulouse s’était présenté avec une formation particulièrement jeune. Pucciariello et Amati découvraient notamment le Top 14, tandis que Rapetti, Nemor ou encore Kouassi connaissaient leur première titularisation.
Et pourtant, Toulouse est allé chercher une victoire d’un point sur la pelouse Castraise.
« On entend beaucoup parler du salary-cap, de la triche… »
Cette performance a poussé Juan Imhoff à mettre en avant une autre facette du Stade Toulousain.
L’ancien international Argentin, désormais consultant rugby pour Canal +, estime que les polémiques entourant le club prennent souvent davantage de place que son travail de formation.
« On entend beaucoup parler du salary-cap, de la triche, de beaucoup de choses, mais ça on n’en parle pas. Des gamins qui il y a trois ans étaient encore à l’école de rugby, entraînés par Mêlé, Guitoune, Kaino… »
Pour Imhoff, la capacité de Toulouse à lancer autant de jeunes sans perdre totalement son identité n’a rien d’un hasard.
Elle est le résultat d’une transmission installée à tous les étages du club.
« C’est l’âme de Toulouse »
À Castres, le spectacle n’a pas forcément été au rendez-vous. Avec seulement quinze points inscrits au total, la rencontre s’est surtout transformée en immense combat.
Mais c’est précisément ce qui a marqué Juan Imhoff.
Plus que le jeu produit, l’ancien joueur du Racing a vu dans cette victoire une démonstration de l’identité Toulousaine.
« Il y a une identité dans le club. C’est l’âme de Toulouse. Ce soir on n’a pas vu du beau jeu, mais on a vu l’âme de Toulouse. »
Une équipe très rajeunie a ainsi réussi à reproduire certaines des caractéristiques habituellement associées aux cadres, notamment dans le combat et la capacité à résister sous pression.
« C’est ce qu’il manque à beaucoup de clubs »
Juan Imhoff va même plus loin dans son hommage.
Selon lui, cette culture de la transmission constitue l’une des grandes forces permettant au Stade Toulousain de rester au plus haut niveau malgré le renouvellement des générations.
« C’est un club qui fait tout pour transmettre et se maintenir au plus haut-niveau. Donc franchement, bravo à eux parce qu’encore une fois, on parle souvent du reste, mais des choses comme ça on n’en parle pas et c’est ce qu’il manque à beaucoup de club pour arriver à ce niveau-là. »
Après la victoire à Castres, les jeunes Toulousains ont donc reçu un hommage appuyé d’un ancien adversaire qui connaît particulièrement bien le Top 14. Pour Juan Imhoff, au-delà des stars et des polémiques, la capacité du Stade Toulousain à transmettre son identité d’une génération à l’autre reste l’une des principales explications de sa réussite.







