
Perpignan a dû attendre la seconde période pour faire plier Vannes samedi (21-12), mais l’USAP a une nouvelle fois pu compter sur l’impact considérable de Peceli Yato. Entré en jeu, le Fidjien a marqué sur son tout premier ballon. Plus impressionnant encore : il compte désormais quatre essais cette saison, tous inscrits en sortie de banc.
Après une première période conclue sur un score nul et vierge, le match s’est totalement débloqué avec l’arrivée des finisseurs.
Et dans ce domaine, l’USAP a clairement remporté son duel face au promu Breton.
Yato marque sur son premier ballon
Peceli Yato n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour changer la physionomie de la rencontre. À peine entré, il s’est retrouvé à la conclusion d’une pénalité rapidement jouée à la main avec Marco Riccioni et Sama Malolo, eux aussi fraîchement lancés dans la partie.
Résultat : premier ballon et essai pour Yato à la 50ème minute.
Une efficacité qui devient une véritable habitude puisque ses quatre essais inscrits cette saison l’ont tous été après être entré en cours de rencontre.
Luke McGrath a lui aussi parfaitement rempli son rôle de finisseur puisqu’il n’a eu besoin que de trois minutes sur la pelouse pour participer au succès Catalan avec un essai à la 72ème minute.
Lucas Velarte a salué l’apport des remplaçants :
« Le banc a fait une très belle entrée. Il est entré au bon moment, le coaching a été bon et a beaucoup apporté. »
Même Vannes reconnaît l’impact de Yato
Du côté Vannetais, Jean-Noël Spitzer a identifié plusieurs moments ayant fait basculer cette rencontre serrée.
Et l’entrée du Fidjien arrive immédiatement dans son analyse.
Le manager de Vannes reconnaît, via Télégramme, l’influence du Perpignanais :
« Il y a des moments du match qui sont importants. Je pense à l’entrée de Peceli Yato, évidemment, comme souvent. Le carton jaune aussi. Et un match serré bascule. »
Une reconnaissance révélatrice : les adversaires de l’USAP savent désormais parfaitement à quoi s’attendre lorsque Yato apparaît au bord de la pelouse.
« Notre banc a été décisif »
Mathieu Cidre ne souhaite toutefois pas réduire l’essai de son joueur à une performance individuelle.
Pour l’entraîneur Perpignanais, le collectif a justement réussi à créer les conditions permettant au Fidjien d’exploiter ses qualités.
Il insiste également sur le duel à distance entre les deux bancs :
« L’entrée de Peceli a, encore une fois, été décisive. Mais il est aussi amené par le reste de l’équipe, par la capacité à enchaîner les temps de jeu et le mettre en avant. Et lui nous apporte son potentiel et donne un second souffle important à ce moment-là. Mais quand on le fait entrer, Vannes fait entrer Joe Edwards, qui est leur impact player. Mais notre banc a été décisif et nous a vraiment apporté une plus-value. »
Pour la première fois de la saison, les deux staffs avaient d’ailleurs opté pour une répartition identique avec cinq avants et trois trois-quarts parmi leurs remplaçants.
Vannes a également tenté de répondre
Le banc Breton n’est pas resté totalement silencieux.
Wayan de Benedittis a redonné espoir à son équipe avec un essai à la 65ème minute pour ramener Vannes à 14-12.
Inia Tabuavou a apporté sa puissance à partir de la 69ème minute, tandis que Simione Kuruvoli est également entré tardivement alors que Michael Ruru souffrait de crampes.
Mais l’impact Perpignanais s’est finalement révélé supérieur.
Timothé Mézou résumait parfaitement l’importance désormais prise par ces duels entre finisseurs :
« Toutes les équipes ont des gros bancs, toutes les équipes ont des gros joueurs. Nous aussi on a des gros joueurs. Donc il faut qu’on gagne notre duel. »
Avec la limitation du nombre de changements à huit, la qualité et le timing des remplacements prennent encore davantage d’importance. Samedi, Perpignan a gagné cette bataille. Et Peceli Yato en a une nouvelle fois été l’illustration parfaite.







