
Le monde du rugby s’invite dans le débat sur les violences survenues ces derniers jours en France.
Lundi 19 octobre, Didier Lacroix, président du Stade Toulousain, William Servat, entraîneur des avants du XV de France, et Vincent Clerc, ancien ailier international, ont participé à un rassemblement organisé place du Capitole à Toulouse.
Une mobilisation destinée à condamner les pillages et les dégradations commis durant le week-end.
Plusieurs centaines d’élus et d’habitants se sont réunis lundi à midi devant le Capitole, à l’appel du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc.
Ce rassemblement faisait suite aux violences qui ont accompagné certaines manifestations du week-end, notamment dans le centre-ville toulousain, où plusieurs commerces ont été saccagés et pillés.
Parmi les personnes présentes figuraient trois personnalités particulièrement connues des amateurs de rugby.
Didier Lacroix, William Servat et Vincent Clerc présents au Capitole
Selon Actu Toulouse, dont un journaliste a constaté leur présence sur place, Didier Lacroix, William Servat et Vincent Clerc ont répondu à l’appel du maire.
Le président du Stade Toulousain était ainsi accompagné de deux anciens joueurs emblématiques du rugby français, dont William Servat, aujourd’hui membre de l’encadrement du XV de France.
Leur participation s’inscrivait dans une mobilisation collective exprimant le « refus de la violence », notamment après les pillages de commerces et les attaques survenus durant le week-end.
Leur présence constitue une prise de position publique notable dans un contexte où les personnalités du rugby se sont relativement peu exprimées sur les manifestations et les violences qui les ont accompagnées.
D’autres anciens internationaux réagissent aux événements
Au-delà de Toulouse, plusieurs anciens joueurs professionnels ont également pris la parole, avec des sensibilités et des messages différents.
L’ancien centre international Alexandre Dumoulin, qui compte huit sélections avec les Bleus, a notamment dénoncé les destructions touchant des lieux du patrimoine français.
Sur Instagram, il a défendu la nécessité de préserver les monuments et l’histoire du pays :
« On ne touche pas à la France éternelle. Notre histoire, notre patrimoine, notre fierté : ça se respecte, ça ne se détruit pas. »
De son côté, Pierre Rabadan, ancien troisième ligne devenu élu à la mairie de Paris, a choisi de saluer le travail des agents municipaux mobilisés pour remettre en état les rues de la capitale après les dégradations du week-end.
Bakary Meité défend les mouvements sociaux et critique la réponse policière
Toutes les réactions issues du monde du rugby ne vont cependant pas dans le même sens.
Ancien troisième ligne et habitué des prises de position politiques sur les réseaux sociaux, Bakary Meité a affiché son soutien au mouvement lycéen et, plus largement, aux mobilisations sociales.
Il a également dénoncé les répressions policières et directement mis en cause le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
Sur X, il a notamment réclamé son départ :
« Laurent Nunez doit partir. »
Ces différentes interventions témoignent de réactions contrastées au sein du rugby français, entre condamnation des dégradations, soutien aux agents chargés de remettre les villes en état et défense des mouvements de contestation.







