
Les blessures qui frappent actuellement le XV de France ne laissent pas Vincent Moscato indifférent.
Dans le Super Moscato Show sur RMC, l’ancien talonneur international a dénoncé la multiplication des pépins physiques dans le rugby moderne.
Mais malgré les absences de plusieurs cadres avant le Championnat des nations, il refuse d’accorder la moindre excuse aux Bleus de Fabien Galthié, notamment avant le choc contre l’Afrique du Sud.
La liste des 42 joueurs convoqués par Fabien Galthié pour les rencontres de novembre a été marquée par de nombreuses absences.
Thomas Ramos, Julien Marchand ou encore Lenni Nouchi font notamment partie des joueurs indisponibles, obligeant le sélectionneur à revoir certaines de ses options.
Une situation qui a provoqué une réaction particulièrement énergique de Vincent Moscato.
« À mon époque, aucun pilier ne se déchirait un muscle en courant ! »
Pour l’ancien international français, les blessures sont devenues tellement fréquentes qu’il est désormais presque impossible pour un entraîneur de disposer durablement de son équipe idéale.
Dans le Super Moscato Show, il a pointé du doigt l’évolution des contraintes physiques imposées aux joueurs, y compris aux avants.
Vincent Moscato s’est emporté contre cette multiplication des blessures :
« Le rugby n’est fait que de blessés. Tu n’as plus d’équipe type, ça n’existe pas ! Ou alors c’est deux fois dans l’année seulement. L’équipe de France c’est pareil. Durant le Tournoi, tu n’auras jamais l’équipe que Fabien Galthié veut. Les premières lignes ont des déchirures maintenant. Mais à mon époque, aucun pilier ne se déchirait un muscle en courant ! Maintenant, le pilier se déchire, le talonneur se déchire… La France s’écroule ! »
Au-delà de sa formule provocatrice, Moscato soulève la difficulté croissante pour les staffs de construire une continuité collective dans un calendrier particulièrement exigeant.
Mais cette situation ne doit pas, selon lui, devenir une justification en cas de contre-performance.
« On n’est pas le Japon, donc il n’y aura pas d’excuse ! »
Car Vincent Moscato reste convaincu que le rugby français dispose d’un réservoir de joueurs suffisamment important pour rivaliser avec les meilleures nations, même en l’absence de plusieurs titulaires habituels.
À ses yeux, Fabien Galthié possède encore les moyens de présenter une formation particulièrement compétitive.
L’ancien talonneur refuse donc d’abaisser les ambitions du XV de France :
« Peu importe l’équipe que tu auras, ce sera la meilleure du moment. Tu as de l’effectif en France, on n’est pas le Japon ! Donc il n’y aura pas d’excuse. Alors bien sûr les absences de Nouchi et Marchand font du mal, Ramos aussi. Mais tu as vu les joueurs que tu as derrière ? Tu as une équipe incroyable ! Donc si les sud-africains doivent passer à la trappe, et bien on les prendra et c’est comme ça ! »
Un discours qui tranche avec les inquiétudes suscitées par l’état de l’infirmerie tricolore.
Un message fort avant les Springboks
Le XV de France retrouvera l’Afrique du Sud le 13 novembre, dans une rencontre particulièrement attendue face aux champions du monde en titre.
Pour Vincent Moscato, ce rendez-vous ne doit pas être abordé en mettant les absences au premier plan.
Malgré les forfaits, la concurrence à de nombreux postes permet au staff de disposer de solutions de remplacement de haut niveau.
Son message est donc double : le rugby doit s’interroger sur l’accumulation des blessures, mais l’équipe de France doit continuer à viser la victoire contre les meilleures nations, quel que soit le nombre de joueurs indisponibles.
“Aujourd’hui, le rugby n’est fait que de blessés !”
L’infirmerie des Bleus déborde avant de défier les champions du monde sud-africains, mais Vincent Moscato refuse de pleurer sur notre sort. Pour lui, c’est le quotidien du rugby moderne ! pic.twitter.com/GsXKc4UNgV
— Super Moscato Show (@Moscato_Show) October 21, 2026

“Aujourd’hui, le rugby n’est fait que de blessés !” 
L’infirmerie des Bleus déborde avant de défier les champions du monde sud-africains, mais Vincent Moscato refuse de pleurer sur notre sort. Pour lui, c’est le quotidien du rugby moderne ! 





