
Le Stade Toulousain expérimente une solution étonnante pour faire face aux nombreuses blessures dans son effectif.
Habituellement utilisé au poste de pilier droit, Joel Merkler a récemment été repositionné en deuxième ligne. Avec son mètre 94 et ses 134 kilos, l’international espagnol possède un gabarit impressionnant pour évoluer dans la cage. Mais ce changement de poste implique aussi de nouvelles exigences physiques.
Le joueur de 25 ans a notamment porté le numéro 5 contre Exeter en Coupe des champions, lors de la victoire toulousaine (43-40). Il avait déjà occupé cette position face à Castres, quinze jours auparavant.
Une adaptation rendue nécessaire par les absences d’Emmanuel Meafou, Thibaud Flament et Clément Vergé.
Ugo Mola explique les difficultés de ce changement de poste
Si Joel Merkler dispose des qualités physiques nécessaires pour évoluer en deuxième ligne, les déplacements et les efforts demandés ne sont pas exactement les mêmes que ceux d’un pilier droit.
Avant la rencontre contre Exeter, Ugo Mola avait notamment évoqué les ajustements nécessaires pour son joueur :
« Cela demande un effort pour s’adapter aux déplacements que le poste nécessite »
Le rôle d’un deuxième ligne exige notamment une activité importante dans le jeu courant, avec davantage de courses et d’enchaînements d’efforts.
Pour autant, cette polyvalence pourrait devenir un atout pour Toulouse, particulièrement touché par les blessures dans son paquet d’avants.
Joel Merkler pourrait-il même sauter en touche ?
Avec ses 1,94 m, Joel Merkler possède une taille comparable à celle de certains joueurs évoluant habituellement en deuxième ligne.
Mais son poids de 134 kilos soulève une question beaucoup plus insolite : pourrait-il également devenir une solution en touche ?
Ancien pilier de Brive reconverti en deuxième ligne, Damien Lavergne a lui-même connu les particularités de ce changement de poste.
Dans L’équipe, il explique notamment que les piliers modernes disposent de qualités qui peuvent faciliter cette transition :
« Aujourd’hui, ce sont aussi des joueurs qui portent le ballon et apportent presque autant qu’un deuxième-ligne dans le jeu courant. De plus en plus de piliers ont d’ailleurs un gabarit de deuxième-ligne… »
Concernant la possibilité de faire sauter un joueur particulièrement lourd en touche, l’ancien Briviste se souvient d’une expérience étonnante.
Il raconte notamment le cas de Sisa Koyamaibole, utilisé comme sauteur malgré son poids :
« Moi, je n’en avais pas le droit. Mais à Brive, on faisait sauter Sisa Koyamaibole, qui faisait plus de 130 kg et n’avait forcément pas le profil de sauteur… »
Reste à savoir si le staff toulousain envisagera un jour de faire décoller Joel Merkler et ses 134 kilos, une perspective qui représenterait également un sacré défi pour ses partenaires chargés de le soulever.






