
Avec son physique impressionnant et son visage marqué par les combats, Baptiste Pesenti possède une réputation de joueur particulièrement dur au mal. Mais les nombreuses cicatrices du deuxième-ligne de la Section Paloise ne proviennent pas toutes des terrains de rugby.
Le joueur de 29 ans a notamment raconté plusieurs accidents spectaculaires survenus durant sa jeunesse, dont un avec une tronçonneuse et un autre qui l’a conduit à passer plusieurs heures aux urgences.
Du haut de ses 1,96 m pour 119 kg, l’ancien international français ne passe pas inaperçu. Son nez abîmé et ses oreilles en chou-fleur témoignent de son engagement physique, mais le Jurassien reconnaît avoir également été particulièrement casse-cou en dehors des terrains.
« À 14 ans, je me suis mis un coup de tronçonneuse dans le genou »
Interrogé par le journal L’équipe sur ses nombreuses cicatrices, Baptiste Pesenti a raconté plusieurs épisodes particulièrement impressionnants de sa jeunesse :
« Heureusement, je ne les ai pas comptées, ni les points de suture. J’en ai pris beaucoup au rugby et aussi pas mal en dehors car je suis un peu casse-cou, et encore plus quand j’étais jeune. À 14 ans, je me suis mis un coup de tronçonneuse dans le genou. À 18 ans, je suis passé au travers d’une baie vitrée. On a passé trois heures aux urgences à enlever les morceaux de verre. Il m’aurait peut-être fallu une greffe de peau car j’ai un petit trou dans le tibia. Juste après, je suis parti en tournée avec les moins de 18 ans et l’infirmière s’en rappelle encore. À côté de l’oeil, j’ai aussi une cicatrice car mon frère m’avait mis un coup de portière quand on était gosses. Tout ça je m’en souviens. Les points de suture au rugby, c’est plus anodin. »
Des mésaventures qui expliquent en partie les nombreuses marques visibles sur son corps.
Le deuxième-ligne reconnaît également que les chocs répétés au rugby ont laissé des traces, notamment au niveau de son nez.
Il évoque les conséquences de ces coups sur sa respiration :
« À force de prendre des coups, la cloison nasale a été déviée. J’arrive quand même à respirer mais je mets du sel marin d’un côté. Dès que l’hiver arrive, j’ai le nez un peu bouché. »
« Pour arriver à me faire mal, il faut se lever de bonne heure ! »
Malgré ces accidents, Baptiste Pesenti assure posséder une résistance particulière à la douleur, qu’il associe volontiers à ses origines jurassiennes.
Le Palois explique qu’il ne ressent pas les coups de la même manière sur un terrain et dans la vie quotidienne :
« Non, ça vient de mes origines jurassiennes. Je dis souvent en rigolant que je ne crains pas la douleur. J’ai peut-être un seuil de tolérance différent. Pour arriver à me faire mal, il faut se lever de bonne heure ! Mais je ne suis pas masochiste non plus. Sur un terrain de rugby, avec l’adrénaline, je ne m’écoute pas. À la maison, c’est différent. La carapace tombe et je suis un mec normal. Plus douillet parfois. »
Un contraste qui se retrouve également dans sa personnalité.
« J’ai deux personnalités »
Derrière son apparence intimidante, Baptiste Pesenti assure être très différent lorsqu’il quitte les terrains.
Le deuxième-ligne reconnaît lui-même cette dualité :
« Oui, j’ai deux personnalités. Il y a le Baptiste du rugby et celui à la maison. Quand tu joues, tu mets ton armure et surtout tu deviens la personne que tu as envie d’être. Un mec peut être un vrai con sur le terrain et devenir ton ami en dehors. Ça s’est même confirmé très souvent. »
À Pau, ses proches le décrivent notamment comme un homme sur lequel il est toujours possible de compter.
Le joueur confirme volontiers cette réputation :
« Oui, si demain tu as besoin de moi, je suis là. Combien de fois on m’a demandé de faire des déménagements… On peut compter sur moi. »
Le deuxième-ligne se montre également très attaché à la cause animale. Il partage d’ailleurs son quotidien avec deux chiens et deux chats.
Il explique pourquoi les animaux occupent une place importante dans sa vie :
« C’est vrai que je défends beaucoup la cause animale. Si je vois un chien abandonné, je vais m’en occuper. Les animaux sont honnêtes. Ils ne mentent pas. Tu leur donnes, ils te le rendent fois cent. On a deux chiens et deux chats à la maison. »
Quant à son apparence de colosse, Pesenti préfère relativiser en se comparant à d’autres deuxièmes lignes du championnat.
Il cite notamment plusieurs joueurs qu’il considère comme de véritables géants :
« Géant, je ne sais pas. J’ai un bon gabarit et je ne vais pas me plaindre. En numéro 5, ce sont souvent des mecs énormes, comme Paul Willemse avant, JJ van der Mescht et Romain Taofifenua. Eux, ce sont des géants. »







