
La patience commence à s’épuiser à Clermont. Après un début de saison décevant et plusieurs défaites frustrantes, Barnabé Massa estime que l’ASM doit désormais passer des paroles aux actes. Avant la réception du Racing 92, ce samedi à 14h30, le talonneur auvergnat a affiché sa détermination et son agacement face aux résultats de son équipe.
Douzièmes après sept journées, les Jaunards restent notamment marqués par leurs deux dernières défaites concédées sur de très faibles écarts. Pour Barnabé Massa, il est temps de retrouver de la confiance et surtout de concrétiser les intentions affichées depuis plusieurs semaines.
« Le temps de la révolte a sonné »
Interrogé sur la nécessité d’une réaction immédiate, le talonneur clermontois ne cherche pas à minimiser la situation :
« Oui, je suis d’accord. Le temps de la révolte a sonné. Après, je trouve que sur le début de saison, on ne fait pas le début de saison qu’on aurait aimé. Il y a ces deux derniers matchs qu’on perd d’un point ou deux. Donc si on les gagne, je pense que cela ne choque personne. Donc le temps de révolte est venu, mais aussi le temps de ne pas avoir peur de gagner et de confirmer certaines choses. »
Pour autant, le joueur refuse de parler d’une situation d’urgence absolue.
Il nuance :
« Urgence, je ne sais pas. On a perdu les deux derniers matchs avec un point d’écart. Donc, si on avait eu six points de plus, je ne sais pas si vous auriez parlé d’urgence. Non, il faut qu’on se reconcentre sur nous. Il faut arrêter déjà de parler beaucoup. Il faut des preuves avant le match de ce week-end. »
« J’en ai marre qu’on parle »
La défaite concédée à Vannes a laissé des traces, mais Barnabé Massa refuse de s’attarder sur ce revers.
Il explique :
« Non, cela ne sert à rien de ressasser le match. On ne va pas le rejouer. Il faut vite passer à autre chose. Il fallait vite préparer le match du Racing. On a vite switché sur le match de samedi. »
En revanche, son agacement face à la répétition des contre-performances est bien réel.
Le talonneur du XV auvergnat lâche :
« Je ne sais pas s’il y a de la colère, mais comme je viens de vous le dire, j’en ai marre qu’on parle, qu’on vienne et que derrière, on perde des matchs à la maison, etc. Je pense qu’au bout d’un moment, il faut arrêter de parler. Juste des actes. »
Un Racing 92 également sous pression
La réception des Franciliens s’annonce particulièrement disputée, les deux formations traversant une période délicate.
Barnabé Massa s’attend à une rencontre tendue :
« Forcément, je pense que les deux équipes vont être un petit peu stressées parce qu’on connaît la situation du Racing aussi. Mais ce sera un gros match à regarder. Et puis voilà, après, le Racing possède de grosses individualités, des joueurs qui sont vraiment costauds. Il y aura un gros combat. »
Le Racing 92 s’est imposé lors de ses deux dernières visites à Marcel-Michelin. Un historique que les Clermontois ont toutefois choisi de ne pas mettre au centre de leur préparation.
Le talonneur précise :
« Non, on n’en a pas parlé de la semaine, cela ne sert à rien. On s’est dit déjà en début de saison que les matchs qu’on a perdus l’année dernière devaient nous servir sur certains points, mais il ne faut pas qu’on repense à ces matchs où on a perdu à la maison et peu se monter la tête par rapport à cela. C’est un match à la maison et il faut des preuves maintenant. »
« Il faut qu’on montre de quoi on est capable »
Lors de la dernière mise en place, les joueurs clermontois ont multiplié les encouragements pour tenter de retrouver une dynamique collective.
Barnabé Massa reconnaît que le groupe avait besoin de cette mobilisation :
« Je pense qu’on avait tous besoin un petit peu de cela. Être douzième après sept journées, je ne suis pas sûr que cela fasse plaisir à grand monde. Mais je ne sais pas s’il y a du doute dans l’équipe. En tout cas, je ne pense pas. Je pense juste qu’il faut qu’on se reconcentre sur nous. Il faut qu’on montre de quoi on est capable et aller chercher une victoire en équipe. »
Pour espérer retrouver le chemin de la victoire, Clermont devra notamment mieux gérer les moments décisifs, un secteur qui lui a fait défaut lors de son déplacement à Vannes.
Le talonneur conclut sur les priorités de son équipe :
« Bien sûr, maîtriser nos temps faibles et réussir à accélérer pendant nos temps forts, ce qu’on n’a pas réussi à faire à Vannes. »







