
Fabien Galthié a décidé de modifier la préparation du paquet d’avants du XV de France avant la réception des Fidji. Confronté à la nécessité de construire rapidement des automatismes entre des joueurs qui n’évoluent pas régulièrement ensemble, le sélectionneur tricolore a mis en place une nouvelle méthode de travail. Une approche qu’il refuse toutefois de détailler, préférant conserver ses secrets avant la confrontation.
Interrogé sur ses choix concernant le pack français, Fabien Galthié a expliqué que son staff avait particulièrement travaillé sur la cohésion des huit avants. Avec seulement dix jours de préparation, les Bleus doivent trouver des repères collectifs face à des adversaires qui disposent déjà de plusieurs rencontres dans les jambes.
« On a changé notre méthode de travail de préparation »
Le sélectionneur tricolore ne souhaite pas révéler les détails de sa stratégie avant la rencontre.
Il reconnaît néanmoins que son staff a cherché à innover dans la manière de préparer les avants français.
Fabien Galthié explique pourquoi il préfère entretenir le mystère :
« Je ne vais pas rentrer dans les secrets de fabrication et vous raconter des choses avant qu’on joue, c’est le match qui sera le juge de paix de toute façon. Ce qui est certain, c’est qu’on y a beaucoup travaillé. On a changé notre méthode de travail de préparation. Je ne peux pas trop partager ça parce qu’on a cherché à innover. »
Cette innovation ne concerne pas les fondamentaux de la mêlée, mais plutôt la manière de construire rapidement une cohésion collective.
« C’est à la fois beaucoup 10 et c’est à la fois très peu »
Pour Fabien Galthié, la principale difficulté réside dans le temps limité dont dispose le XV de France pour préparer son paquet d’avants.
Contrairement aux clubs, qui peuvent travailler leurs automatismes pendant plusieurs mois, les internationaux doivent rapidement apprendre à fonctionner ensemble.
Le sélectionneur insiste sur cette contrainte :
« La mêlée, ça reste la mêlée, on n’innove pas, mais la préparation en 10 jours d’un paquet d’avants qui ne joue pas ensemble et qui doit trouver des repères collectifs dans une épreuve de force à huit, c’est à la fois beaucoup 10 et c’est à la fois très peu. »
Une difficulté d’autant plus importante que les futurs adversaires des Bleus bénéficient déjà d’une expérience collective acquise en compétition.
Une méthode innovante pour compenser le manque de matchs
Fabien Galthié souligne notamment la différence de préparation entre les Français et leurs adversaires.
Les Fidjiens ont déjà disputé cinq à six rencontres, tandis que les Sud-Africains en comptent une bonne dizaine.
Le technicien explique comment son staff a tenté de compenser ce décalage :
« Si on prend les équipes qu’on va recevoir, elles ont commencé leur saison depuis le mois de juillet. Les Fidjiens, ils ont 5-6 matchs, les Sud-Africains ils en ont une grosse dizaine, donc ils ont joué des adversaires. Nous, on a simulé l’opposition avec notre méthode, dont je suis très satisfait. »
Reste désormais à vérifier si cette préparation portera ses fruits en situation réelle.
Fabien Galthié assume pleinement les décisions prises par son staff :
« Maintenant, il va falloir voir ce que ça donne sur le terrain quand on va l’appliquer, je ne peux pas vous le dire à l’avance, mais clairement, on assume nos choix, nos décisions et notre façon de travailler. »







