
Le Racing 92 a arraché une victoire particulièrement précieuse sur la pelouse du Castres Olympique (30-28), ce samedi, lors de la 9e journée du Top 14. Un succès obtenu au terme d’un combat intense, qui permet aux Franciliens de retrouver quelques couleurs après un début de championnat particulièrement compliqué. Pourtant, en conférence de presse, Patrice Collazo a refusé de céder à l’euphorie, préférant mettre en avant la résilience de son groupe et rappeler le chemin qu’il reste à parcourir.
Malgré une vingtaine de joueurs absents et un effectif largement remanié, le Racing 92 a trouvé les ressources nécessaires pour faire tomber Castres à Pierre-Fabre. Une performance qui récompense, selon son manager, plusieurs semaines d’efforts et d’engagement collectif.
Patrice Collazo impressionné par la résilience de ses joueurs
Interrogé par Midi Olympique sur le soulagement que pouvait provoquer cette victoire, Patrice Collazo a immédiatement tenu à souligner le travail réalisé depuis plusieurs rencontres.
« Il n’y a pas de soulagement. C’est juste le retour de l’investissement et de la résilience qu’ont les joueurs depuis maintenant quatre matchs. Vous (les journalistes, N.D.L.R.) n’avez vu que le match de ce soir mais ça fait quatre matchs qu’on est comme ça déjà. Contre le CO, notre engagement, notre mentalité ont réussi à gommer le manque de justesse technique que l’on a eu par moments. Je pense à une touche pas trouvée, une pénalité qu’on joue très mal… Mais il y avait une telle résilience, une telle volonté, une telle énergie dans ce groupe, comme depuis quatre matchs. On est heureux et surtout fiers d’entraîner ces mecs. Malgré la vingtaine d’absences, avec beaucoup de jeunes, on a une belle équipe. »
Le technicien francilien a également insisté sur l’importance des joueurs expérimentés, particulièrement sollicités durant cette période marquée par les absences internationales.
Patrice Collazo a notamment évoqué les efforts consentis par Romain Taofifenua, Maxime Machenaud et Antoine Gibert pour maintenir l’équipe compétitive.
« Oui, on leur demande beaucoup. Comme « Tao » (Romain Taofifenua N.D.L.R.), qui a 37 balais, il devait faire 80 minutes. Trois week-ends d’affilée… Max Machenaud, Antoine Gibert… On sait que ce sont des périodes un peu compliquées, ces périodes de novembre, avec beaucoup de départs de joueurs. Mais comme j’ai dit, tant qu’on mettra de l’énergie et de la résilience, comme on l’a fait les quatre derniers matchs, dans un contexte qui n’était pas facile, on s’en sortira. Il fallait bien se préparer. On savait que Castres ne serait pas le Castres vu la semaine dernière. C’est toujours difficile ici. On a été dans les cordes quelques fois, mais on est revenus. C’est la qualité aussi de ce groupe, d’aller chercher des choses qui sont un peu impossibles. Jusqu’à présent, ça n’avait pas tourné du bon côté. Ce soir, si. Mais il faut aussi rester lucide. Il y a encore beaucoup de choses à travailler. »
« Le tunnel, on n’en est pas encore sortis »
Malgré ce succès important, Patrice Collazo estime que le Racing 92 est encore loin d’avoir effacé son début de saison difficile.
Le manager francilien n’a notamment pas oublié les lourdes défaites concédées lors des premières journées, qui continuent de peser sur la situation de son équipe.
Interrogé sur une éventuelle sortie de crise, il a livré une réponse particulièrement lucide, refusant de considérer cette victoire comme un tournant définitif.
« Vous avez vu d’où on vient ? Le premier match, on a pris 70 points. Le tunnel, on n’en est pas encore sortis. On a vu que ce début de championnat nous a plombés, avec des défaites derrière. Alors, on perçoit un peu la lumière au loin, mais on n’est pas encore sortis du tout. On n’a pas fait un bond de 10 places au classement. On a simplement gagné un match, au bout d’un combat de 80 minutes. Il faut féliciter les joueurs, parce que ce sont des périodes qui sont très dures. C’est pour ça que je veux qu’on reste mesuré par rapport à notre prestation, par rapport à Castres, par rapport aux matchs qu’ils font, par rapport à leur coach. Il faut qu’on soit mesuré. »







