Lors d’un long entretien accordé au Midi Olympique, le bras droit de Florian Grill, tête de liste dans l’opposition à Bernard Laporte pour les élections Fédérales, Jean-Marc Lhermet est revenu sur la situation du XV de France.
Ce-dernier a notamment expliqué que le parcours des Bleus en Coupe du monde représente le niveau réel du XV de France. Extrait:
“On perd en quart de finale et cela correspond au niveau des Bleus. J’estime aujourd’hui qu’une Coupe du monde ne se prépare pas trois mois avant l’échéance. On l’a vu avec toutes les équipes nationales qui ont brillé, comme l’Angleterre ou le Japon qui sont montées en puissance durant quatre ans, avec une vision et une logique pour aborder cet événement. Quand on regarde de près, les quatre dernières années ont été les pires de l’histoire du rugby français, avec seulement trois victoires contre les nations du Top 8 quand le pays de Galles ou l’Angleterre ont gagné cinq ou six fois plus contre ces équipes. La déception, c’est que le XV de France mérite bien mieux que ça. On a quand même des joueurs qui devraient systématiquement disputer des demi-finales. Nous sommes au plus bas niveau connu par la France en Coupe du monde, ce qui est anormal par rapport à notre potentiel.”
Il en profite pour tacler la gouvernance actuelle. Selon lui, elle n’a pas fait le travail nécessaire. Extrait:
“Tout le travail qui n’a pas été fait pendant trois ans et demi ne va pas se combler dans les quatre ou six derniers mois. Même si on sent des choses intéressantes apparues sur cette période ou par éclairs sur la Coupe du monde, les matchs contre les Tonga ou les États-Unis sont aussi révélateurs. C’est le constat.”
Par ailleurs, il réclame un changement de management qui est actuellement brutal et imprécis. Extrait:
“Si on ne met pas un système différent de celui qui a existé durant quatre ans, à savoir travailler cette fois sur la confiance avec un management qu’il faut changer… Je suis désolé de le dire mais on ne peut pas garder le même management brutal et imprécis. Ce n’est pas comme ça qu’on permet de bosser dans la sérénité, ce qui est pourtant la priorité dans un sport collectif. Il faut avoir une vision et des missions claires au niveau du staff. Je suis optimiste quant à la qualité des joueurs mais ne croyons surtout pas que ce sera suffisant si on veut amener ce groupe à son plein potentiel en 2023.”






