Le président de Clermont, Eric de Cromières s’est longuement confié dans les colonnes du Midi Olympique de lundi pour expliquer la bonne santé financière du club Auvergnat.
Dans un premier temps, ce-dernier peste contre les dirigeants qui injectent énormément d’argent à l’instant T. Selon lui, ce n’est vraiment pas la bonne méthode. Il s’explique. Extrait:
« Beaucoup de gens pensent qu’il suffit d’injecter beaucoup de pognon à un moment donné pour disposer d’un outil performant. Sauf que la réalité, c’est qu’il faut peut-être investir moins, mais en permanence… Sur ma période, depuis 2013, nous avons investi une dizaine de millions d’euros entre le Centre d’entraînement et de perfectionnement, la réfection des terrains, de certaines parties du stade… Mais notre modèle économique fait qu’on arrive à générer une capacité d’autofinancement puisque hormis pour le CEP, nous n’avons contracté aucun emprunt. »
Ce-dernier détaille ensuite sa méthode pour remplir le Stade Marcel-Michelin. Il propose des tarifs intéressants, mais également de nombreuses offres pour les entreprises. Extrait:
« À chaque match, 3 500 places sont vendues au tarif de 14 euros, qui est plutôt raisonnable, quand les plus chères coûtent 59 euros. Ensuite, il y a les prestations dans les loges, dans les salons, qui sont une tout autre offre. Nos supporters sont exigeants, et on n’a pas envie de les décevoir parce que si on répond encore mieux à leurs attentes, ils seront encore plus au soutien de l’équipe… Il s’agit d’entretenir en permanence cette dynamique. »
Pour la réception du Rugby Club Toulonnais le samedi 29 septembre dernier, Eric de Cromières avoue avoir fait un jackpot financier. Extrait:
« Pour la dernière réception de Toulon, sur la vente sèche de billets, on doit générer 240 000 euros de recette. Et je ne prends pas en compte nos 10 000 abonnés, ni les recettes des buvettes qui peuvent fluctuer selon le résultat, la météo… »
Mais pour le patron de l’ASM, il est également important d’investir afin de proposer de bonnes conditions d’accueil au public. Extrait:
« Il n’y a pas que la quantité de spectateurs qui compte, mais aussi leur confort et la qualité du spectacle. C’est pourquoi nous avons opté pour une pelouse hybride, capable de permettre un bon spectacle dans toutes les conditions. C’est pourquoi, également, nous avons refait les buvettes mais aussi le pesage il y a deux ans, en le configurant en escalier plutôt qu’en plain-pied, pour permettre à plus de monde d’assister au match dans de bonnes conditions. Nous avons aussi créé la tribune Phliponeau basse, qui nous a permis d’accueillir 600 spectateurs de plus et de pouvoir dépasser les 19 000 spectateurs en configuration maximale. Et là, nous menons un autre projet qui doit nous permettre d’augmenter encore notre capacité de 300 ou 400 personnes sur les grosses parties. »
Pour conclure, Eric de Cromières évoque le merchandising de l’ASM avec la vente de produits dérivés. Extrait:
« À Clermont, on ne fait pas de produits dérivés pour faire des produits dérivés. Nous ne sommes peut-être pas le club qui a le plus gros chiffre d’affaires à ce sujet, mais nous sommes sûrement le plus rentable. Et pas parce que l’on dégage de plus grosses marges que les autres… En fait, plus on multiplie les produits dérivés, plus on tue la marque. Cela revient aussi à créer des stocks, qui coûtent cher… C’est pour cela que nous avons fait le choix de confier la gestion de notre boutique à Otago, ce qui nous satisfait pleinement et a le mérite de diminuer les risques pour le club. »






