Le président de la Ligue Nationale de Rugby, Paul Goze craint par-dessus tout que la saison 2020 / 2021 ne puisse pas reprendre avec des supporters dans les tribunes.
Lors d’un entretien accordé au Midi Olympique, celui-ci a avoué que les huis clos représentaient sa plus grosse frayeur car l’économie du rugby Français est essentiellement basée sur la billetterie.
Il l’affirme sans détour : avec des huis clos, c’est la structure financière des clubs qui sera totalement remise en cause. Extrait:
“Notre économie est majoritairement basée sur la billetterie, les partenariats et les hospitalités. Du coup, le principe de huis clos met en péril toute la structure financière de bon nombre de clubs. C’est pour cela qu’une aide massive devra leur être apportée si les matchs se jouent sans public dans les stades. Sans quoi, une grande majorité d’entre eux se trouvera très vite en cessation de paiements et, si les huis clos se prolongent, il n’y aura plus de rugby professionnel. C’est à la fois simple et dramatique.”
Mais dans le même temps, Paul Goze estime que la compétition devra reprendre coûte que coûte dès que les conditions seront réunies. Extrait:
“Le fait de ne pas commencer ne réglera pas la question financière. Cela va même l’accentuer et nous disparaîtrons des radars. Imaginez, en septembre cela fera déjà six mois que l’on ne joue pas au rugby chez les professionnels. On ne peut pas aller plus loin. Les joueurs ne peuvent pas rester sans jouer…”
Dans l’optique des huis clos, la LNR prépare actuellement un dossier pour obtenir l’aide du gouvernement. Extrait:
“Une chose est certaine, on prépare un dossier pour obtenir un soutien massif du gouvernement dans le cas où nous serions à huis clos au démarrage de la saison en septembre. Partiel ou total, c’est pareil : les clubs ne pourront pas passer la crise. Surtout si cela dure au-delà de deux ou trois mois…”
Pour conclure, Paul Goze affirme que cette crise va forcément laisser des traces. Mais il est certain que le rugby français s’en sortira avec l’aide du gouvernement. Extrait:
“Cette crise va laisser des traces. Pour autant, je ne suis pas inquiet à la condition que les pouvoirs publics nous soutiennent si le huis clos doit se prolonger en septembre. Ce sera indispensable parce que sinon l’équation sera impossible à résoudre. Si nous avons ce soutien, je sais que les clubs auront les ressources et l’agilité pour s’adapter. Cela pourrait nous permettre d’adopter enfin des changements nécessaires, en France comme à l’étranger. On verra bien ce qu’il en sera.”





