
Durant l’été, Ali Price, demi de mêlée international écossais, a officiellement intégré l’effectif de Montpellier.
Le joueur a fait ses premiers pas en Top 14 samedi soir, à l’occasion de la première journée du championnat, où son équipe s’est inclinée face au Rugby Club Toulonnais.
Dans une interview accordée à Midi Olympique, Ali Price a reconnu que la compétition hexagonale est bien plus exigeante et longue que l’URC.
Malgré cela, il affiche une sérénité certaine. Extrait :
Je le sais oui ! En plus j’ai 32 ans, je ne suis plus jeune mais je connais mon corps et je sais ce qui fonctionne pour moi, et comment je peux m’occuper de moi-même. Je sais que ce sera dur, mais j’avais vraiment envie de vivre l’expérience à fond, et de m’immerger dans cette nouvelle vie, de tout découvrir.
J’ai hâte d’aller jouer à Bordeaux, à la Rochelle, au Stade Français, de m’imprégner de l’atmosphère de chaque stade et de voir comment le public réagit quand deux équipes françaises s’affrontent. Je sais que je serai fatigué si j’enchaîne 20 matchs mais je sais qu’il y aura quelque chose de nouveau chaque semaine, comme aller à Clermont ou Montauban.
Il justifie également son choix de rejoindre Montpellier, en lien avec le style de jeu prôné par le club. Extrait :
Ici, il y a un pack vraiment costaud, avec des avants habiles balle en main. Cette équipe a des facilités pour trouver de l’avancée autour des rucks et il faut avouer que cela facilite grandement le travail du demi de mêlée. Je pense que le projet de jeu convient parfaitement à mes qualités, qui visent à créer des espaces pour les autres et à saisir les opportunités de franchir quand elles se présentent.
Comme je le disais, ma mission première et de mettre mes partenaires dans les espaces libres. Mais il est vrai qu’on essaye d’avoir toujours deux, trois voire quatre options disponibles autour du neuf.
Avant de s’engager avec Montpellier, Ali Price a discuté avec Cobus Reinach. Extrait :
J’ai affronté Cobus à quelques reprises, et j’ai même échangé avec lui sur ma venue ici. Il m’a dit que j’allais me régaler. Mais j’ai toujours été moi-même sur le terrain, je n’ai jamais essayé de ressembler à quelqu’un ou à me comparer à lui. Je suis là pour une raison, les coachs m’ont voulu pour une raison et c’est de jouer mon jeu. Tu ne veux pas te mettre de la pression par rapport à quelqu’un qui est ou a été là, il faut vivre dans le présent.
Il confie ensuite son impatience de croiser le fer avec des joueurs tels que Baptiste Couilloud, Maxime Lucu, Baptiste Serin ou Antoine Dupont. Extrait :
J’ai affronté Maxime Machenaud également, et Baptiste Serin. Après le match, ce sont tous des bons mecs, même si l’on ne se fait pas de cadeau pendant 80 minutes. Mais j’adore la liberté de jeu avec laquelle ils évoluent. C’est aussi une des raisons qui m’ont convaincu de venir ici, car on est beaucoup moins libre en Écosse.
Ce sera un sera challenge de se mesurer à eux tous les week-ends. La France a toujours eu une grande tradition de grands demis de mêlée. Et cela est encore le cas quand on voit Jauneau, Le Garrec… Il y en a partout ! Je peux tous les nommer et j’ai hâte de les affronter. Et chacun possède son style de jeu, j’adore ça.
En Écosse, on aime le jeu de mouvement mais tout est très organisé. En France, j’ai l’impression que l’on joue plus spontanément, en fonction de ce que l’on a en face de nous. Tout le monde s’adapte au choix de l’autre. Et je trouve ça cool.







