Lors d’un entretien accordé à Sud-Ouest, Dimitri Yachvili, ancien demi de mêlée du XV de France, dresse un bilan précis de la saison 2025-2026 du Top 14 et partage sa vision pour l’avenir du championnat.
Pour lui, deux équipes se démarquent nettement par la qualité de leur effectif : le Stade Toulousain et l’Union Bordeaux-Bègles. « Déjà, la dernière finale se joue à pas grand-chose ! Si l’UBB gagne, il n’y a pas scandale. Pour cette saison, si on prend les effectifs, Toulouse et l’UBB sont au-dessus. Après, d’autres équipes peuvent entrer dans la danse. Toulon n’a pas la même marge de manœuvre, un ou deux blessés à des postes clés et ce n’est pas la même », analyse Yachvili, pointant ainsi les limites actuelles du Rugby Club Toulonnais.
Il salue par ailleurs la régularité de Pau : « Pau est très régulier. Ils font un peu la même saison que Bayonne l’an dernier. Tout peut arriver pour eux, même si les phases finales, c’est une autre approche. Il faut de l’expérience, des joueurs solides mentalement. »
L’ancien international se réjouit également de l’évolution du jeu observée dans le championnat. Selon lui, l’augmentation du nombre d’essais reflète un changement de style, grâce notamment à l’amélioration des terrains : « Il y a quelques années, en plein hiver, tu savais que tu allais voir des chandelles, des ballons portés, des mêlées à refaire, etc. Là, avec les terrains synthétiques ou hybrides, ça change tout. La vitesse de jeu est bien supérieure. Pour ma part, je me réjouis de voir plus d’essais. »
Toutefois, Yachvili insiste sur l’importance de ne pas négliger les fondamentaux du rugby français : « Après, la défense et la conquête restent des secteurs de jeu importants dans le rugby français. Je ne vois pas le Top 14 devenir comme le Super Rugby, offensif à outrance, en oubliant les fondamentaux. »







