
L’ancien capitaine du XV de France, Thierry Dusautoir, brise le silence.
À l’approche des huitièmes de finale de la Champions Cup, programmés les 4 et 5 avril, Thierry Dusautoir exprime ses doutes sur l’évolution de la compétition depuis l’intégration des franchises sud-africaines lors de la saison 2022-2023. Pour cette légende du Stade Toulousain, le bilan est loin d’être satisfaisant, tant sur le plan sportif que logistique.
Un bilan sportif décevant
Malgré quatre saisons de participation, aucune équipe de l’hémisphère sud n’a réussi à atteindre les demi-finales. Un constat qui laisse l’ancien troisième ligne international (80 sélections) sur sa faim. Dans une interview accordée au média Hajper, il affirme :
« J’attends toujours que les équipes sud-africaines fassent une bonne Champions Cup. L’Afrique du Sud a intégré la Champions Cup il y a peut-être quatre ans et j’attends toujours qu’elle réalise un bon tournoi ».
Cette saison illustre cette fragilité, avec les Blue Bulls qui, qualifiés de justesse grâce à une seule victoire en quatre matchs, devront affronter Glasgow en phase finale. Quant aux Stormers, ils défieront le RC Toulon pour une place en quart.
Vers un retour à un format plus simple ?
Au-delà des résultats sportifs, c’est la structure même de la compétition que Thierry Dusautoir critique. Il regrette la clarté et la cohérence de l’ancienne version de la Coupe d’Europe.
« Je dois avouer que je préfère la dernière version de la Coupe des Champions. Maintenant, c’est trop compliqué. Il faudrait quatre poules de quatre », déclare-t-il.
Son principal grief porte aussi sur l’impact physique des longs déplacements vers l’Afrique du Sud, qui pèsent sur les joueurs :
« Il est également très difficile pour les joueurs de voyager d’ici jusqu’en Afrique du Sud pour revenir jouer. C’est absurde. Je ne sais pas s’ils envisagent de changer quoi que ce soit, mais cela me conviendrait parfaitement si l’on revenait à la dernière version de la Champions Cup ».
Une contestation qui gagne l’international
Thierry Dusautoir n’est pas le seul à s’élever contre le modèle actuel. Le journaliste néo-zélandais Ben Smith se montre encore plus virulent en qualifiant les franchises sud-africaines de
« véritables chevaux de Troie parmi les équipes B. Il est impératif de les exclure au plus vite si la compétition veut redevenir sérieuse ».
Cette fronde souligne un malaise grandissant autour d’une compétition en quête d’équilibre entre ambitions géographiques et compétitives.







