Montpellier a dominé le Stade Français Paris ce samedi lors de la 16ème journée du Top 14, s’imposant largement sur le score de 44-7. Une démonstration qui n’a pas laissé les observateurs indifférents.
Interrogé par L’Équipe, Billy Vunipola, troisième ligne anglais de Montpellier, s’est montré très satisfait de la performance de son équipe. « Oui, parce qu’on a joué ensemble, les uns pour les autres. Le bonus offensif, c’est aussi une très bonne chose. La seule fois qu’on en a encaissé un cette saison, c’était contre eux (35-12 à l’aller le 25 octobre), donc on était très motivés pour ce match. »
Ambitieux pour la suite de la saison, Vunipola garde les pieds sur terre. « Ce n’est pas fini. On veut jouer la phase finale mais il reste un long chemin. Il faut qu’on reste humble et qu’on continue à travailler vers notre objectif. Je pense que l’état d’esprit de l’équipe est très bon, c’est un vrai plaisir de venir tous les jours, tout le monde donne le meilleur pour l’équipe. On a progressé en attaque, on arrive à mettre les équipes sous pression. »
Le joueur met en avant la solidité du groupe et ses progrès, notamment en mêlée : « On a cette confiance pour aller chercher plus que les trois points s’il y a une faute dans le camp adverse. Les équipes le savent, on a de très bons mauls. On a beaucoup bossé là-dessus, on est moins irréguliers que l’an dernier et on arrive à punir les adversaires quand on a l’avantage du terrain. On peut jouer devant la défense, dans la défense, les avants sont très solides et les trois-quarts se trouvent très bien donc ça fait la différence. »
Sur le plan personnel, Billy Vunipola savoure son aventure au Montpellier Hérault Rugby : « J’ai trouvé une nouvelle forme d’appréciation de la part des entraîneurs. J’ai senti rapidement que j’avais beaucoup de responsabilités sur mes épaules. Ils m’ont vu comme un grand joueur, donc je devais agir comme tel, jouer comme tel. Et cette pression, ajoutée à celle de ce Championnat où vous pouvez être troisième comme douzième selon votre résultat, est très excitante pour moi. Ça m’a aidé à améliorer mon jeu et j’adore ça. »
Arrivé l’été dernier dans un projet ambitieux, il insiste sur la progression collective : « J’étais très à l’aise avec les Sarries. Parce qu’on savait qu’on serait toujours dans le top 4, il n’y avait pas cette pression de la relégation. Ici, je suis arrivé dans un nouveau projet, l’équipe venait de jouer un “access match” (un barrage d’accession remporté contre Grenoble, 20-18) et je voulais apporter quelque chose de différent. Peut-être que j’étais trop confiant l’an dernier car il y avait beaucoup de peur dans ce groupe. Mais on a construit quelque chose de très solide et j’espère que ça va continuer car, pour le moment, nous n’avons rien fait. »
Vunipola en profite aussi pour saluer la valeur de certains de ses coéquipiers, en particulier Yacouba Camara : « Yacouba Camara. Un joueur que je trouve sous-estimé et un homme extraordinaire, tourné vers les autres, sur le terrain et en dehors. Il est toujours là pour l’intérêt de l’équipe, à plaquer, à gratter. Il m’impressionne, vraiment. Et on a beaucoup de joueurs comme lui dans l’équipe : Uelese, Flo (Verhaeghe), Chalu (Chalureau), Tyler (Duguid), Lenni (Nouchi), Beco (Bécognée). Mais j’admire vraiment Yacouba et peut-être que (Fabien) Galthié devrait… (Il se marre.) »
Il vante également les qualités de Lenni Nouchi, l’une des révélations du club : « Lui, c’est la cerise sur le gâteau ! On a des avants qui peuvent faire le sale travail. Mais Lenni est particulier. C’est super de pouvoir jouer avec lui parce que vous savez qu’il peut sortir un truc spécial à tout moment. On l’a vu cette saison faire des trucs incroyables. Je suis très heureux pour lui qu’il puisse jouer avec la France. Et j’espère qu’il le fera. Il n’a que 22 ans, mais il a le talent et le tempérament d’un joueur international. Et je pense que s’il a la confiance des entraîneurs, et apparemment il l’a, il peut faire de grandes choses. Mais je vais quand même encourager l’Angleterre. (Sourire.) »
Pour terminer, le troisième ligne affiche son attachement à la sélection anglaise : « Oui, j’adorerais y rejouer. Mais en même temps, je joue des gros matches en France. Toulon la semaine dernière, Toulouse, le Stade Français… Les stades sont pleins, il y a une grosse pression. J’aimerais y être, c’est sûr, mais l’Angleterre a du stock dans ses joueurs, il y en a de très bons qui vont jouer. Je vais les encourager et j’espère qu’ils vont gagner. C’est ce que j’avais dit à Galthié quand il est venu ici. (Rires.) »







