Le demi-de-mêlée international français Maxime Lucu nourrit une certaine frustration après avoir manqué le Tournoi des Six-Nations en raison d’une blessure. Privé de compétition avec le XV de France, il a désormais hâte de retrouver les terrains avec l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) et de participer aux matchs à élimination directe.
Dans une interview accordée à Sud-Ouest, Lucu exprime son impatience et sa détermination : « J’ai cet appétit de vouloir jouer ces matchs-là. J’en ai loupé un petit peu cette année, je reste un peu sur ma faim. J’ai envie d’être performant, d’être avec le groupe, parce qu’on a un enchaînement qu’on aime bien, notamment avec cette Coupe d’Europe. Force est de constater que je suis bien physiquement. J’ai rongé mon frein depuis un moment. Il me tardait que ces matchs arrivent… le printemps, les phases finales. »
Le joueur revient également sur ses difficultés liées aux blessures : « Cette deuxième blessure m’a fait mal dans le sens où tu loupes des matchs qui sont hyper intéressants à jouer, où tu te jauges sur ton niveau. Mais ça m’a permis de travailler un petit peu plus sur le haut du corps, de récupérer un petit peu de fraîcheur physique, notamment de masse musculaire. Je trouvais que sur les matchs de la tournée de novembre, j’étais un petit peu dans le dur physiquement. Courir partout, ça n’a pas trop été un problème. Mais sur les contacts, c’était un peu plus difficile. Donc il a fallu retravailler ça, j’ai pris 2 kilos. Ça m’a permis d’être beaucoup plus à l’aise sur ma reprise. »
Du côté de la direction bordelaise, le manager Yannick Bru tient à relativiser l’image d’une saison compliquée. Il souligne l’énergie et l’engagement palpable de Lucu depuis son retour : « Je vois la rage et les vibrations qu’il amène dans l’équipe depuis qu’il est revenu. Tout le monde me dit qu’on vit une saison galère. Mais non, c’est une saison qui est challengeante. Parce que c’est vrai qu’avec Max, Yoram Moefana, Romain Buros, Jean-Luc du Preez ou Cyril Cazeaux, on a pris pas mal de tuiles. Mais on n’a pas arrêté de se dire que si on arrive à passer ces étapes-là, il y aura aussi un niveau de fraîcheur supérieur sur la fin de saison, ce qui nous a parfois manqué. Donc il faut aussi y voir une opportunité. Maintenant, il faut aussi qu’on soit bon sur tout le reste parce que ça peut s’arrêter dimanche soir. Et ça serait con de dire : ah, c’est dommage parce qu’on avait des mecs frais. »
L’UBB mise donc sur cette dynamique positive pour aborder la fin de saison, avec l’espoir de transformer les épreuves en une force collective.







