Anthony Jelonch : « Pendant une heure et demie, il n’y aura plus de copains »
À l’approche du quart de finale de Champions Cup qui opposera le Stade Toulousain à l’Union Bordeaux-Bègles (UBB), le troisième ligne toulousain Anthony Jelonch s’est confié à La Dépêche. Une rencontre très attendue des deux côtés, qui promet un rugby de haute intensité entre deux formations françaises en forme.
« C’est sûr que c’est une affiche que tout le public apprécie. C’est une affiche que les joueurs, nous les Toulousains mais également les Bordelais pour en avoir parlé avec eux, on aime jouer parce qu’il y a souvent beaucoup de jeu dans ce genre de match. Et du coup, ça donne souvent des beaux matchs de rugby », explique Jelonch, qui souligne également la dureté du combat à venir : « On voit que le match d’il y a 15 jours en championnat a connu 46 minutes de temps de jeu effectif. C’est une équipe qui met beaucoup de combats devant et qui possède beaucoup de facteurs X derrière. On sait qu’il va falloir qu’on soit très collectif, que ce soit offensivement et défensivement ce week-end si on veut espérer quelque chose. »
Le joueur toulousain reconnaît cependant que le parcours difficile en phase de poule a contribué à placer ce choc franco-français dès les quarts de finale. « On n’a pas fait le job en poule. On a eu ces deux défaites spéciales sur synthétique, sous la pluie. On ne cherche pas d’excuses, mais il s’agissait de conditions très difficiles. Et on n’a pas su s’adapter sur ces deux matchs. De toute façon, on sait très bien que dans cette compétition, tu peux te qualifier en gagnant qu’un match et aller au bout », explique-t-il. Avant d’ajouter : « Mais c’est vrai qu’on n’a pas fait le job sur le début de compétition. Même si l’an dernier, c’était la même chose. On fait le job, on gagne les quatre matchs, mais on finit huitième qualifié. Donc, je ne sais pas s’il y a de bonnes ou de mauvaises recettes. Le seul truc maintenant, en phases finales, c’est que chaque match est important et on a envie de performer. »
Affronter un autre club français ne pose aucun problème à Jelonch, qui insiste sur la complicité existant entre Bordelais et Toulousains, notamment au sein de l’équipe de France. « Non, ça ne nous gêne pas du tout. On s’aime bien, en plus, entre Toulousains et Bordelais, quand on est avec l’équipe de France. Mais le jour de match, ça sera différent. Et pendant une heure et demie, il n’y aura plus de copains », assure-t-il, promettant un combat sans concession.
Avant ce rendez-vous, Jelonch sait que son équipe doit affiner certains réglages, notamment en défense dans sa propre zone : « À Bordeaux, on fait une très bonne première mi-temps où on ne prend pas beaucoup de points. Après, c’est sûr que sur la seconde mi-temps, on a pris un peu plus de points, mais ce qu’il y a, c’est qu’on a perdu un peu plus de ballons. Ensuite, face à Montpellier, on a été moyen sur les sorties de camp ; ce qui leur a permis de marquer des points assez facilement. Et contre Bristol, c’est vrai qu’on prend 4 ou 5, mais c’est dû aussi au score déjà nettement en notre faveur. D’autant qu’on prend deux essais sur deux contres. »
Il insiste : « C’est vrai que le match de Bordeaux et le match de Montpellier, c’était deux matchs où on les a trop laissés rentrer dans notre zone des 22 mètres. Et maintenant, on sait très bien que les équipes marquent beaucoup de points quand elles arrivent à rentrer dans les 22. Donc à nous de ne pas laisser les Bordelais rentrer dans les 22. »
Ce quart de finale s’annonce donc intense et indécis, entre deux équipes françaises prêtes à en découdre pour une place en demi-finale de la Champions Cup.







